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Facebook a remis au Congrès 3000 publicités payées par la Russie

Mark Zuckerberg s'était engagé à collaborer avec les commissions du Congrès enquêtant sur les soupçons d'ingérence russe lors de la campagne électorale américaine de 2016.

Mark Zuckerberg s'était engagé à collaborer avec les commissions du Congrès enquêtant sur les soupçons d'ingérence russe lors de la campagne électorale américaine de 2016.

Photo : dpa via AP / Kay Nietfeld

Radio-Canada

Facebook a fourni lundi au Congrès américain des détails sur les milliers de publicités payées par la Russie et soupçonnées d'avoir permis au Kremlin d'interférer dans la campagne présidentielle de 2016.

Tel que promis par le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, le géant des réseaux sociaux s’est plié aux demandes des différentes commissions de la Chambre des représentants et du Sénat, qui cherchent à faire la lumière sur la possible ingérence russe dans la campagne électorale ayant mené à la victoire de Donald Trump.

Facebook a indiqué que quelque 3000 publicités publiées entre 2015 et 2017 sur sa plateforme ont été financées par « une entité russe appelée Internet Reseach Agency ». En tout, près de 10 millions de personnes aux États-Unis ont vu ces publicités apparaître sur leur fil d’actualité.

« Nous fournissons ces contenus au Congrès, car nous voulons faire notre part pour aider les enquêteurs à mieux comprendre l'ingérence russe dans le système politique américain et expliquer ces activités au public », a fait valoir le groupe Facebook, qui refuse pour l’instant de publier ces messages commandités.

« En règle générale, nous ne pouvons faire part publiquement de ce que nous savons lorsqu’une enquête est en cours, a déclaré M. Zuckerberg. Mais nous nous attendons à ce que le gouvernement publie ses résultats une fois l’enquête terminée. »

Le leader démocrate Adam Schiff, qui siège à la commission de renseignement de la Chambre des représentants, a affirmé qu’une partie de ces publicités seraient rendues publiques au courant du mois.

Les compagnies peuvent cibler certaines de leurs publications et décider de payer pour que ces contenus soient dirigés vers certains utilisateurs, sur les réseaux sociaux comme sur les moteurs de recherche. Ces contenus sont identifiés par la mention « sponsorisé ».

Par le biais de 450 comptes, les annonceurs ont payé au moins 100 000 $ pour offrir plus de visibilité à ces 3000 publicités, selon les chiffres de Facebook.

Le groupe a aussi remis toutes les publicités et les informations relatives au procureur spécial Robert Mueller.

Surveillance accrue des contenus commandités

Dans la lignée des récentes mesures adoptées afin d’éviter la propagation de fausses nouvelles, Facebook a annoncé de nouvelles mesures afin de permettre de mieux repérer les publicités problématiques et de vérifier leur origine.

Plus de 1000 personnes seront recrutées afin de scruter ces contenus, a fait savoir le vice-président en charge de la politique publique globale de Facebook, Joel Kaplan.

La modération ne concerne pas uniquement le contenu des publicités, mais aussi le contexte dans lequel elles sont achetées et le public ciblé. Nous changeons donc notre système d’analyse pour faire plus attention à ces signaux.

Le groupe Facebook

Désormais, « les annonceurs potentiels devront confirmer quelle entreprise ou organisation ils représentent avant de pouvoir acheter [de l’espace publicitaire] ».

Ces nouvelles mesures permettraient de rendre « plus difficiles les tentatives d’ingérence », selon Facebook.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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