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Créer des emplois à partir des produits de la mer

Produits de l'entreprise Ocean NutraSciences au BioMarine Business Convention à Rimouski
Produits de l'entreprise Ocean NutraSciences au BioMarine Business Convention à Rimouski Photo: Associated Press / Jean-Luc Blanchet
Radio-Canada

Des entreprises de l'Est du Québec tentent de trouver de nouvelles occasions d'affaires au pays et à l'étranger à l'occasion du BioMarine Business Convention à Rimouski. Elles sont d'ailleurs nombreuses à créer des emplois en transformant les produits de la mer.

Le président directeur d’InnoVactiv, Patrice Dionne, profite du congrès pour présenter ses plus récents produits. Son entreprise établie à Rimouski commercialise des molécules qui entrent dans la production de cosmétiques et de suppléments alimentaires faits à partir d'ingrédients tirés de la mer.

On est une des seules entreprises au monde à utiliser les étoiles de mer comme source de matière première pour développer des ingrédients cosmétiques.

Patrice Dionne, président-directeur général, InnoVactiv

Un des produits permet par exemple de réguler le glucose sanguin à partir de molécules provenant de deux algues. InnoVactiv compte 11 employés à Rimouski et à Québec.

Les produits d’OrganicOcean contiennent également des algues. L’entreprise de Trois-Pistoles fabrique des biostimulants qui sont utilisés en agriculture.

Le kiosque de l'entreprise OrganicOcean au BioMarine Business Convention de RimouskiLe kiosque de l'entreprise OrganicOcean au BioMarine Business Convention de Rimouski Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Son président-directeur général, Martin Poirier, explique que ses produits sont utilisés en complément aux engrais et aux produits de protection.

Ce sont des technologies qui vont aider les plantes à mieux résister au stress, à avoir plus de division cellulaire, plus de développement.

Martin Poirier, président-directeur général, OrganicOcean

Au-delà des algues, l’entreprise Ocean NutraSciences de Matane utilise des molécules qui proviennent notamment du hareng et de la crevette. Elle récupère par exemple la laitance et les oeufs du hareng pour en extraire des oméga-3.

L’entreprise compte de 8 à 12 employés selon la période de l'année et connaît une croissance annuelle de 10 % à 15 % depuis 2009.

Environ 60 % de la production est exportée. L’entreprise songe même à ouvrir une seconde usine au Bas-Saint-Laurent, un projet qui pourrait se réaliser dès 2018.

Réseautage

Tout comme les représentants de 250 entreprises de 18 pays, le président-directeur général d’Ocean NutraSciences participe au BioMarine Business Convention pour tisser des liens au Québec et à l'étranger.

C'est une belle source de contacts, autant pour des distributeurs potentiels, des clients potentiels, des fournisseurs potentiels ou carrément de la recherche qui se fait en Europe.

Gilles Desjardins, président-directeur général, Ocean NutraSciences

Des partenariats ont d’ailleurs été annoncés lors du congrès, notamment entre Merinov et la station biologique de Roscoff, qui collaboreront sur un projet dans les deux prochaines années.

Nouvelle filière des biotechnologies marines

Le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean d’Amour, a annoncé à Rimouski lundi la création d’une filière des biotechnologies marines.

Jean D'Amour annonce la création d’une filière des biotechnologies marines au BioMarine Business Convention de Rimouski.Jean d'Amour annonce la création d’une filière des biotechnologies marines au BioMarine Business Convention de Rimouski. Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

On en a besoin, c'est un outil incontournable. On le voit dans le domaine de l'aéronautique, ce qui fait la force du Québec, c'est la filière de l'aéronautique, c'est l'ensemble des partenaires que l'on retrouve autour de la même table.

Jean D'Amour, ministre délégué aux Affaires maritimes

Le ministre n'a cependant pas précisé la somme que Québec souhaitait investir dans le développement de cette filière. Il promet plus de détails au cours des prochains mois.

D’après les informations d’Ariane Perron-Langlois

Bas-Saint-Laurent

Économie