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North Kent Wind : l'injonction est accordée

Des résidents de Chatham-Kent frustrés par la construction d'éoliennes ont organisé un blocus le 29 août pour réclamer l'arrêt des travaux.

Des résidents de Chatham-Kent mécontents de la construction d'éoliennes ont bloqué l'accès à un des chantiers le 29 août pour réclamer l'arrêt des travaux.

Photo : Radio-Canada / Derek Spalding

Radio-Canada

L'injonction demandée par les promoteurs du contesté projet d'éoliennes North Kent Wind, dans Chatham-Kent, a été accordée par le juge.

Le juge Kirk Munroe a accédé à la demande de Samsung et Pattern Development.

Le public était venu en grand nombre vendredi dernier pour assister aux procédures.

Cette injonction permet à North Kent Wind d'empêcher les manifestants de revenir sur ses chantiers de construction.

Des résidents soutiennent qu'il y a du sable, du limon et des fragments de schiste noir dans l'eau de leurs puits depuis le début des travaux. Trente-quatre éoliennes doivent être installées.

Les deux entreprises estiment, pour leur part, que les vibrations causées par l'installation des pieux par battage pour les éoliennes ne sont pas suffisamment fortes pour endommager les puits de la région.

« Tout le monde voit le problème. Tout le monde, sauf Samsung », a indiqué Kevin Jakubec du groupe Water Wells First, à la sortie du palais de justice. Il estime que c'est maintenant au ministère de l'Environnement t'intervenir dans le dossier.

Carol Leclair, une résidente, est déçue de la décision du juge. « Je ne comprends pas comment ils peuvent s'asseoir et nous dire ça, alors que cela fait 35 ans qu'on habite ici et que nous n'avons jamais eu aucun problème avec l'eau », a-t-elle expliqué les larmes aux yeux.

Un homme porte des pancartes pendant une manifestastion

Les manifestants réclament l'arrêt des travaux de construction des éoliennes.

Photo : CBC/Dereck Spalding

À la fin d'août, le groupe Water Wells First avait bloqué pendant onze jours l'accès à un chantier dans Chatham-Kent. Samsung et Pattern Development avaient alors obtenu une injonction provisoire qu'elles sont parvenues à faire prolonger.

Lors de l'audience de vendredi, Jim Bunting, l'avocat de Pattern Development, avait dit qu'avant d'interrompre les activités de la compagnie, des manifestants s'étaient introduits par effraction sur ses chantiers à plusieurs reprises pour insulter des ouvriers et vandaliser de l'équipement.

Dans un communiqué publié lundi en fin de journée, des responsables du projet North Kent Wind disent qu'ils reconnaissent le droit des citoyens d'exprimer leur désaccord.

Ils estiment toutefois qu'ils ne pouvaient poursuivre les travaux parce que des manifestants bloquaient l'accès au site et s'aventuraient sur la propriété, ce qui était dangereux tant pour les travailleurs que pour les manifestants.

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