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Le journaliste sportif Raymond Lebrun n'est plus

Le journaliste Raymond Lebrun dans un studio de télévision en 1978
Le journaliste Raymond Lebrun dans un studio de télévision en 1978 Photo: Radio-Canada / Jean-Pierre Karsenty
Radio-Canada

Une autre grande voix du journalisme sportif québécois s'est éteinte. Raymond Lebrun est mort samedi, à Laval, à l'âge de 85 ans, un an jour pour jour après Lionel Duval.

Pour toujours associé à la diffusion des matchs de la NFL et des Expos de Montréal à la télévision de Radio-Canada, Raymond Lebrun était également un vétéran de la couverture olympique.

Il a fait partie de la première équipe à couvrir les Jeux en direct, à Tokyo, en 1964. Ses commentaires, prononcés aux côtés de collègues tels que René Lecavalier et Richard Garneau, ont retenti d’un océan à l’autre tous les quatre ans pendant des décennies.

Les téléspectateurs qui ont assisté en direct à la performance sans faute de la gymnaste roumaine Nadia Comaneci, aux Jeux de 1976, ont vécu ce moment avec Raymond Lebrun.

« C’était une encyclopédie ambulante, un charmant garçon, beaucoup plus timide qu’on ne l’aurait cru, se souvient son ami Pierre Dufault, lui aussi ancien commentateur sportif. C’était un amoureux du cinéma, et pas seulement français, mais allemand aussi, parce qu’il parlait l’allemand, et Hollywood. Et l’histoire sous toutes ses formes. Raymond n’aimait pas se bomber le torse, prendre toute la place et passer pour un érudit, ce qu’il était. Un garçon simple... »

Aussi homme de radio, il a notamment été le chroniqueur sportif de l’émission CBF-Bonjour dans les années 1980 aux côtés de Joël Le Bigot, Roger Laroche et Francine Grimaldi, entre autres.

« Je retiens de la joie, du plaisir, dit Le Bigot. Raymond avait été avec nous pendant une dizaine d’années à l’émission du matin. Quand on travaille avec des gens comme ça, on a une énorme confiance en ce qu’ils savent, on ne peut jamais les attraper. Ils étaient au courant de tout.

« Et puis c’était un homme qui avait un humour fin, qui était très rieur, qui avait l’air un peu sévère, mais qui était un homme plein d’humour. Un des hommes adorables avec qui j’ai pu travailler. »

Joël Le Bigot se souvient de son ancien collègue Raymond Lebrun
Pierre Dufault se remémore avec émotion les souvenirs qu'il garde de Raymond Lebrun

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