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Acte terroriste à Edmonton : 11 chefs d'accusation

Abdulahi Hasan Sharif

Le principal suspect dans l'attaque de samedi soir à Edmonton, Abdulahi Hasan Sharif a été blessé au visage lors des événements.

Photo : Service de police d'Edmonton

Radio-Canada

Abdulahi Hasan Sharif, l'homme d'origine somalienne présumément responsable de l'attaque terroriste samedi à Edmonton, a été formellement accusé dimanche soir.

Il fait face à 11 chefs d'accusation, soit 5 de tentative de meurtre, 4 de conduite dangereuse causant des lésions corporelles et 1 de conduite dangereuse ainsi qu'une accusation de port d'arme.

Stacey Talbot, inspecteur de la GRC, a précisé lundi matin qu’aucune accusation pour terrorisme n’a été portée contre Abdulahi Hasan Sharif puisque l’enquête en est encore à un stade préliminaire.

La GRC a également précisé que deux victimes de l’attaque de samedi sont toujours à l’hôpital, dont une qui est dans un état grave.

L’agent Carlos Cardoso du service de police d’Edmonton a réitéré son soutien aux victimes en soulignant que l'attaque de ce week-end était un acte isolé. Le véhicule du suspect, une Chevrolet Malibu blanche, ainsi que le couteau qui a servi à poignarder l’agent Mike Chernyk font l’objet d’une enquête médico-légale.

Le suspect Abdulahi Hasan Sharif, un réfugié canadien, doit se présenter en cour provinciale à Edmonton, mardi matin.

La communauté somalienne s'éloigne de l'accusé

Dans un communiqué publié dimanche, un des porte-parole de la communauté somalienne d’Edmonton, Ahmed « Knowmadic » Ali, rappelle que la communauté se dissocie de l'accusé. « Nous répondons d’une voix unie et voulons clarifier que cet individu n’a pas sa place dans notre communauté. »

Nous sommes vos voisins, vos collègues.

Ahmed « Knowmadic » Ali, membre de la communauté somalienne d'Edmonton

« Les Somaliens s’unissent aux Edmontoniens et condamnent les actes de violence perpétrés », affirme M. Ali.

Un collègue étrange

Un ancien collègue d’Abdulahi Hasan Sharif affirme l’avoir trouvé très étrange, lorsqu’il a travaillé avec lui sur un chantier de construction en 2015.

L’homme qui ne souhaite pas être identifié pour des raisons de sécurité explique que le suspect était incohérent dans ses propos et ne tolérait pas les polythéistes.

Il disait qu’ils [les polythéistes] devaient mourir.

Ancien collègue d'Abdulahi Hasan Sharif

Selon son ancien collègue, Abdulahi Hasan Sharif a dévoilé sa haine des musulmans chiites et son appui au groupe armé État islamique. Il a alors décidé d’en informer la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Dimanche dans son point de presse, la GRC a confirmé qu’Abdulahi Hasan Sharif avait été interrogé par les Équipes intégrées de la sécurité nationale, mais que les preuves étaient insuffisantes pour mener à son arrestation. Abdulahi Hasan Sharif ne constituait pas une menace pour les policiers à ce moment, selon la GRC.

Appartement fouillé

Une douzaine de policiers ont fouillé un appartement près du centre-ville d'Edmonton soupçonné être celui d'Abdulahi Hasan Sharif.

Une douzaine de policiers ont fouillé un appartement près du centre-ville d'Edmonton soupçonné être celui d'Abdulahi Hasan Sharif.

Photo : Travis McEwan/CBC

Dimanche après-midi, une douzaine de policiers armés de l’escouade tactique ont fouillé un appartement soupçonné d’être celui d’Abdulahi Hasan Sharif, situé au nord-ouest du centre-ville d’Edmonton.

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