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D'autres mesures à venir pour protéger les baleines noires

La baleine morte est une jeune femelle de 11 mètres.

La baleine morte est une jeune femelle de 11 mètres.

Photo : CBC/Shane Fowler

Radio-Canada

Le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Dominic LeBlanc, croit que d'autres mesures pour protéger les baleines noires pourraient être adoptées, et les méthodes de pêche pourraient être revues.

Un texte de Jean-François Deschênes d’après une entrevue réalisée à l’émission Au cœur du monde.

Une onzième baleine a été trouvée morte au large de l'île Miscou, au Nouveau-Brunswick, le 15 septembre dernier, alors qu’il n’existe que tout au plus 500 de ces mammifères dans le monde.

Vitesse des navires

La situation inquiète la communauté scientifique. C’est pour cette raison que des moyens ont été mis en place pour les protéger. Parmi ceux-ci, il y a la vitesse des navires qui a été diminuée dans une zone précise du golfe Saint-Laurent. Les navires qui ne respectent pas la règle reçoivent une amende.

Dominic LeBlanc en entrevue

Le fédéral contribuera au financement de solutions pour améliorer la qualité de l’eau à la plage Parlee au Nouveau-Brunswick, selon le ministre Dominic LeBlanc.

Photo : Radio-Canada

Le ministre LeBlanc précise qu'il faut s’attendre ce que d’autres mesures de protection soient adoptées et l’équipement de pêche pourrait être faire partie des prochaines mesures, cite-il en exemple. « J’ai vu moi-même des centaines de mètres de câbles en nylon qui flottent sur la surface, au large du Rocher Percé, où j’étais à la fin du mois d’août. [...] C’est un des facteurs possibles qui peuvent mener au décès des baleines noires. »

Il faut travailler avec l’industrie de la pêche. Il faut trouver d’autres technologies. Est-ce qu’il y a une façon de limiter ce genre d’équipement-là, qui peut ultimement causer la mort de ces baleines?

Dominic LeBlanc, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne
Une baleine noire trouvée morte dans le golfe du Saint-Laurent

Une baleine noire trouvée morte dans le golfe du Saint-Laurent

Photo : Pêches et Océans Canada

« Il fallait agir rapidement » exprime le ministre Leblanc, qui assure que la majorité des professionnels de l’industrie ont appuyé la mesure. « [C'était] une vraie crise qui était énormément inquiétante pour nous. Il fallait agir rapidement. »

Il explique que « Selon la loi américaine, si un pays ne fait pas tout ce qui est possible et tout ce qui est nécessaire pour protéger ces animaux menacés, comme les baleines noires, il y a des mesures assez sévères. » qui seront imposées affirme-t-il. Par exemple, les Américains pourraient limiter la vente des fruits de mer et des poissons canadiens sur leur territoire, une menace qui inquiétait le ministre.

Écoutez l’entrevue du ministre Leblanc lors de l’émission Au cœur du monde, avec Maude Rivard.

D’autres mesures à venir pour protéger les baleines noires

Capitaine propriétaire

Par ailleurs, la question des permis des pêcheurs hauturiers et semi-hauturiers est très importante pour le ministre.

Il veut s’assurer qu'ils demeurent la propriété de pêcheurs indépendants. Pour y arriver, les règles pourraient être inscrites dans la Loi sur les pêches qui sera revue bientôt, assure-t-il. « C’est dans l’intérêt économique à long terme des collectivités.

Moi je ne veux pas me retrouver dans une situation où de grandes usines de transformation achètent des permis et les capitaines de bateau travaillent à gage minimal comme employé d’une usine.

Dominic LeBlanc, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne
Le quai de Carleton en Gaspésie

Quai de Carleton-sur-Mer

Photo : Radio-Canada / CB

Quai de Carleton-sur-Mer

Le ministre LeBlanc dit vouloir protéger le quai de Carleton-sur-Mer. L'infrastructure appartient à Transports Canada et fait partie des biens dont le ministère veut se départir.

Le ministre Leblanc explique que les derniers détails restent à régler, mais son ministère cherche une solution pour protéger cette infrastructure, qui a besoin de millions de dollars en réparation.

Une annonce pourrait être faite bientôt. « J’espère être dans la région moi-même avec mes collègues pour annoncer la solution à long terme bientôt. On est à la veille probablement de finaliser ça. Les gens ne doivent pas être inquiets. »

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie des pêches