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Bell veut interdire l’accès aux sites de piratage

Des 0 et des 1 verts sur un fond noir avec la silhouette d'un homme tenant un ordinateur portable.
La méthode suggérée par Bell ne fait pas l'affaire de certains experts, qui y voient une forme de censure. Photo: Reuters / Kacper Pempel
Radio-Canada

Bell Canada veut s'attaquer aux sites de téléchargement illégal de contenu sur le web. L'entreprise de télécommunications souhaite qu'Ottawa oblige les fournisseurs de services Internet de tout le pays à bloquer l'accès à une liste de sites de piratage.

« Les gens quittent le système télévisuel réglementé, non seulement pour regarder Netflix, mais parce qu’ils veulent du contenu gratuit », a affirmé la semaine dernière Rob Malcolmson, vice-président sénior des dossiers réglementaires chez Bell, devant le Comité permanent du commerce international, à Ottawa.

Il a poursuivi en affirmant que du contenu appartenant à Bell et à Rogers, dont une représentante était à ses côtés, est fréquemment piraté au Canada, notamment à l’aide d’appareils permettant de regarder la télévision en direct sans abonnement.

M. Malcolmson souhaiterait que les fournisseurs Internet de tout le pays soient forcés de bloquer l’accès à une liste de sites de piratage dressée par une entité indépendante comme le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Cette façon de faire attire toutefois certaines critiques, en raison notamment du fait que ce processus ne serait pas fondé sur des avis judiciaires. « Bloquer des sites de façon extrajudiciaire soulève toutes sortes de problèmes », a indiqué Michael Geist, professeur à l’Université d’Ottawa et spécialiste du droit sur Internet, dans une entrevue accordée à CBC.

Pour la militante Marie Aspiazu, de l’organisme de défense des droits des internautes OpenMedia, la méthode mise de l’avant par Bell donne trop de pouvoirs aux fournisseurs d’accès à Internet. « Ils vont se mettre à bloquer n’importe quel autre site qu’ils n’apprécient pas », a-t-elle dit à CBC.

Avec les informations de CBC, et Global News

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