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Abandon du tabagisme : l'Î.-P.-É. invitée à investir davantage

Une adolescente tient une cigarette entre ses doigts.

Le taux d'abandon du tabagisme plafonne depuis quelques années à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : iStock / prudkov

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Île-du-Prince-Édouard n'investit pas suffisamment dans des programmes de lutte au tabagisme. C'est le constat que fait un expert du Partenariat canadien contre le cancer, alors que le taux d'abandon de la cigarette plafonne dans la province.

Un texte de François Pierre Dufault

Les fumeurs représentent environ 15 % de la population de l'Île-du-Prince-Édouard.

Les campagnes de sensibilisation et les mesures législatives comme l'interdiction complète des produits du tabac aromatisés ont porté leurs fruits, selon un groupe d'experts qui a comparu devant le comité parlementaire de la Santé et du Mieux-être, mardi.

Il y a un demi-siècle, un Insulaire sur deux était un fumeur.

Mais le taux d'abandon plafonne depuis quelques années, a indiqué un expert, le Dr Ian Reid, devant le comité. En d'autres mots, les jeunes fumeurs prennent la place de ceux qui meurent ou qui parviennent à écraser pour de bon.

Le problème, dit le Dr Reid, du Partenariat canadien contre le cancer, est que l'Île-du-Prince-Édouard est l'une des provinces qui investit le moins par habitant dans ses programmes d'abandon du tabagisme. La province insulaire couvre le quart du prix du médicament de sevrage du tabac le plus commun, précise-t-il.

Sans l'aide d'un médicament, le taux de succès est seulement d'un sur cinq.

Dr Ian Reid, membre du comité de contrôle du tabagisme du Partenariat canadien contre le cancer

Le Dr Reid ajoute que la grande majorité des fumeurs à l'Île-du-Prince-Édouard sont parmi les moins nantis et qu'ils ne peuvent pas toujours se permettre de payer les trois quarts d'un traitement de sevrage du tabac.

Augmenter la taxe

Pour se hisser parmi les provinces qui investissent le plus par habitant dans la lutte contre le tabagisme, le Dr Reid estime que l'Île-du-Prince-Édouard doit multiplier par 10 son investissement, soit l'augmenter d'environ 100 000 dollars par année à 1,1 million de dollars.

Pour y arriver, l'expert du Partenariat canadien contre le cancer suggère à la province insulaire d'augmenter légèrement sa taxe sur la cigarette, qui est présentement la moins élevée dans les Maritimes.

Le député libéral Bush Dumville, qui siège au comité parlementaire de la Santé et du Mieux-être, a promis de transmettre les recommandations du Dr Ian Reid au Conseil des ministres et au bureau du premier ministre. Son collègue Jordan Brown a qualifié les recommandations de « cibles faciles à atteindre ».

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