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L’itinérance favorisée par la crise du logement dans le Grand Vancouver

Sans-abri

Un sans-abri

Photo : CBC

Radio-Canada

Le coût du logement et le manque de revenus contribuent à l'augmentation du nombre de sans-abri dans la région de Vancouver, selon le dernier recensement effectué par Metro Vancouver.

Le rapport final, publié mardi, confirme qu’il y a 3605 personnes qui vivent dans les rues du Grand Vancouver, soit une augmentation de 30 % par rapport au recensement de 2014. Il y a en effet 992 nouveaux sans-abri. Et la moitié de tous les sans-abri vivent dans la région depuis au moins 10 ans.

Le document mentionne la nécessité de créer des logements plus abordables comme l’une des solutions pour sortir de la crise de l’itinérance. Environ la moitié des personnes interrogées ont déclaré que les prix des loyers et le manque de revenus étaient les principales raisons pour lesquelles ils dormaient dans la rue ou dans des abris. Tout cela alors que 22 % des itinérants étaient employés à temps partiel, voire à temps plein.

La présentation du rapport final du décompte des sans-abri lors de la convention annuelle des municipalités de la Colombie-Britannique à Vancouver.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La présentation du rapport final du décompte des sans-abri lors de la convention annuelle de la UBCM à Vancouver

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Afin d'endiguer l'itinérance croissante, nous avons besoin d'options de logement plus abordables.

Mike Clay, président du comité sur le logement de Metro Vancouver.

La toxicomanie et la santé mentale sont aussi des facteurs clés dans la crise de l’itinérance qui touche principalement les villes de Vancouver ( 2138 sans-abri), de Surrey (605 sans-abri) et de Langley (206 sans-abri).

Écart entre jeunes et aînés

Les personnes âgées sont de plus en plus touchées par l’itinérance. Leur nombre atteint 556, qui vivent dans la rue ou dans un refuge. En 2014, elles représentaient 18 % de la population itinérante, et en 2017, leur proportion est de 23 %. Selon Lorraine Copas, présidente du conseil consultatif communautaire pour Metro Vancouver, cela s’explique par la paupérisation de cette frange de la population. Mme Copas souligne d’ailleurs que « les personnes âgées de la Colombie-Britannique sont les plus pauvres du Canada ».

Par contre, les chiffres concernant les jeunes de moins de 19 ans sont encourageants, affirme Lorraine Copas. En effet, le rapport note une diminution de 4 % entre 2014 et 2017.

Les Autochtones plus enclins à l’itinérance

Selon le rapport, un tiers des personnes sans domicile sont autochtones, ce qui représente une augmentation de 28 % par rapport aux derniers chiffres.

Une personne autochtone court 13 fois plus de risques d’être sans-abri qu’une autre personne vivant dans la région de Vancouver.

David Wells, président du comité directeur des sans-abri autochtones

Ces chiffres laissent les auteurs du rapport perplexes, parce que les Autochtones représentent seulement 2,5 % de la population totale de la région de Vancouver. Ils les expliquent par « les effets durables de la colonisation, l'histoire du système des écoles résidentielles et les effets des services de protection de l'enfance et du placement familial ».

Pour David Wells, le président du comité directeur des sans-abri autochtones, ces données reflètent le fait que « les services existants ne fonctionnent pas pour les communautés autochtones ». Selon lui, il faudrait des services plus adaptés, gérés par des gens qui ont une certaine expertise de ces communautés.

Le rapport sur l'itinérance autochtone fait plusieurs recommandations, notamment un financement plus équilibré, moins de formalités administratives pour les organisations autochtones et un soutien plus approprié sur le plan culturel.

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