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Agents unilingues anglophones à Gravelbourg : la GRC toujours silencieuse

Le village de Gravelbourg.

Le maire de Gravelbourg dit qu'il est urgent d’avoir un nombre suffisant de policiers.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) demeure muette par rapport à la décision du conseil municipal de Gravelbourg, en Saskatchewan, de donner son feu vert pour que deux des quatre postes bilingues puissent être accordés à des policiers unilingues anglophones.

Il semble y avoir une confusion sur qui prend la décision de modifier le statut desdits postes. Selon le maire, Dan Lamarre, la GRC a besoin de l'accord de la municipalité pour procéder, alors que selon l'ex-conseiller Michel Vézina, la Ville n'a pas le dernier mot sur la question.

Lundi, M. Lamarre a fait entendre qu'il était urgent pour Gravelbourg d'avoir des policiers fédéraux pour assurer la sécurité des résidents, faisant référence aux postes à combler.

La GRC compte 113 points de service en Saskatchewan, dont 11 qui offrent des services dans les deux langues officielles, soit environ 10 %. Gravelbourg fait partie de cette liste restreinte.

Les 11 points de service bilingue de la GRC en Saskatchewan :

  • Battlefords;
  • Estevan;
  • Fort Qu'Appelle;
  • Gravelbourg;
  • Maple Creek;
  • Moose Jaw;
  • Prince Albert;
  • Rosthern;
  • Saskatoon;
  • Wakaw;
  • Waskesiu Lake.

La Saskatchewan a le plus faible taux de bilinguisme pour les services de la GRC au pays. À titre comparatif, le Manitoba compte 20 % de points de service bilingue, et l'Alberta, 21 %.

Selon le dernier recensement de Statistique Canada, les francophones représentent 20 % de la population de Gravelbourg et de ses environs.

Un cas similaire au Manitoba

Le détachement de la GRC de Carman, au Manitoba, a été obligé d'offrir des services en français (Nouvelle fenêtre), même si le poste risquait de perdre son statut bilingue en 2015.

La GRC avait expliqué à ce moment que, selon le plus récent recensement à l'époque, le nombre de francophones était devenu inférieur aux 5 % nécessaires pour maintenir des services dans les deux langues.

Le bureau national de la GRC et le Conseil du Trésor avaient toutefois demandé à ce que le dossier de Carman soit réévalué, et il a finalement été décidé qu'il n'y aurait pas de perte des services en français pour ce bureau.

L’ACF soutient une possible plainte de l’ACFG

Pour le moment, l'Association communautaire fransaskoise de Gravelbourg (ACFG) n’a pas encore déposé de plainte au bureau du commissaire aux langues officielles, mais l’Assemblée communautaire fransaskoise a d’ores et déjà fait savoir qu’elle appuiera cette démarche en se joignant à la plainte originale ou en en formulant une autre.

Selon les informations d’Andréanne Apablaza

Saskatchewan

Forces de l'ordre