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Valérie Plante veut plus de transparence des organismes responsables de grands événements à Montréal

Dorothy Yeats accordant son soutien à la chef de Projet Montréal, Valérie Plante, le mardi 26 septembre 2017.

La lutteuse olympique Dorothy Yeats accorde son soutien à la chef de Projet Montréal, Valérie Plante.

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Si elle est élue mairesse de Montréal, la chef de Projet Montréal, Valérie Plante, affirme que le comité exécutif obligerait les organismes à but non lucratif (OBNL) qui font affaire avec la Ville à rendre public leur rapport annuel.

Elle déplore un manque de reddition de comptes dans les cas de la Société du 375e anniversaire de Montréal et de Montréal, c’est électrique, responsable de l’organisation de la course de formule E au centre-ville.

En point de presse, mardi, Mme Plante a reconnu que ces OBNL ne sont pas soumis à la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels. La Commission d’accès à l’information avait déjà énoncé ce principe dans une décision rendue en 2009 (Nouvelle fenêtre), concernant la Société du 400e anniversaire de Québec.

La Commission précise que ces cas sont évalués à la pièce, selon différents critères. Elle doit d’ailleurs se prononcer d’ici 12 à 18 mois sur une demande de révision portant justement sur la Société du 375e anniversaire. Entre-temps, la Société promet un bilan préliminaire pour l'année 2017 en décembre.

Avoir l'information au fur et à mesure

En théorie, seul un commissaire pourrait décider si une Ville peut forcer un OBNL à ouvrir ses livres.

Projet Montréal souhaiterait que ces organismes soient carrément soumis à la Loi sur l’accès, ce qui les obligerait à être transparents.

« On n’a aucune façon d’avoir l’information au fur et à mesure, c’est seulement par la suite. Nous, on pense que ce n’est pas toujours une bonne pratique. On devrait pouvoir avoir accès à de l’information quand on en veut, quand des journalistes font des demandes également », estime la candidate à la mairie de Montréal.

Est-ce que de créer des organismes à chaque fois qu’on a un événement, c’est une bonne pratique également?

Valérie Plante, candidate à la mairie et chef de Projet Montréal

Le rapport financier détaillé de Montréal, c’est électrique, incluant le nombre de billets vendus pour la course urbaine de formule E, ne sera par exemple rendu public qu’après le scrutin du 5 novembre, a souligné Valérie Plante.

La chef de Projet Montréal a également rappelé que le coût estimé des festivités du 375e anniversaire de Montréal a été d’un milliard de dollars, ce qui inclut les dépenses en infrastructures. Même si elle dit ne pas douter du bon travail accompli par l’organisme, elle constate tout de même un manque d’information.

« On ne sait même pas s’il y a eu des dépassements de coûts. C’est un grand trou noir, on ne sait pas! Ce n’est pas une bonne pratique de gestion. On doit pouvoir rendre des comptes, surtout quand ça implique l’argent des Montréalais », a-t-elle soutenu.

Dans son rapport quinquennal 2016, la Commission d’accès à l'information juge « qu’il est indispensable que la Loi sur l’accès s’applique à toute entité substantiellement financée par l’État ou exerçant une fonction de nature publique ». « L’assujettissement à la Loi sur l’accès d’un plus grand nombre d’organismes constitue un moyen efficace d’assurer l’accès effectif du public à cette information », dit-elle.

Appui d'une athlète

Valérie Plante a reçu l’appui public, mardi matin, de la lutteuse olympique Dorothy Yeats, qui a notamment déploré le manque d’installations sportives de niveau olympique à Montréal. La chef de Projet Montréal en a profité pour rappeler que la décision de fermer le complexe aquatique de l’île Sainte-Hélène, cet été, pendant l’aménagement d’un nouvel amphithéâtre au parc Jean-Drapeau.

Mme Yeats a aussi mentionné que la décision de l’administration du maire sortant, Denis Coderre, de bannir les chiens de type pitbull l’a choquée. « Pour moi, c’est : "T’as pas pensé à parler à des experts?". Pour moi, ça me touche, donc c’était vraiment important de m’impliquer politiquement », a-t-elle dit.

Il s’agit d’un autre appui pour Projet Montréal sur ce dernier enjeu, après celui de l’avocate Anne-France Goldwater.

Avec la collaboration de Benoît Chapdelaine

Notre dossier sur les élections municipales 2017 au Québec 

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