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Dans les bottes d'un pompier

La Fureteuse fransaskoise a expérimenté le métier de pompier à Saskatoon. Une journée intense, des conditions difficiles, de l'équipement lourd, un travail exigeant!

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Être pompier d'un jour, c'est toute une expérience, mais surtout un effort physique que je n'aurais pu imaginer! Le temps d'une journée, les pompiers de la caserne no 6 à Saskatoon ont ouvert une fenêtre sur leur quotidien et m'ont fait vivre leur réalité.

Un texte de la Fureteuse fransaskoise Lyssia Baldini

Enfiler l'équipement de protection demande déjà un effort. Alors, le porter, je vous laisse imaginer. Le casque, le manteau, les pantalons anti-feu, les gants, les bottes, le masque et la bombonne pèsent en tout près de 28 kg (60 livres). Même sans bouger, il fait déjà chaud dans ma combinaison, et elle est très lourde.

Une personne porte l'équipement de protection d'un pompier. Bottes, pantalons, manteau, casque, masque à oxygène.
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La combinaison de protection des pompiers est lourde et très chaude en cette journée de 30 degrés. Rien de comparable bien sûr lorsqu'ils travaillent sur un feu!

Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel

J'ai un beau défi devant moi, puisque les pompiers ont préparé quelques mises en situation pour que je me sente comme une « vraie » pompière tout au long de la journée. Toute l'action s'est passée derrière leur caserne et on a travaillé en équipe de trois. L'objectif était de réaliser les opérations en environ 3 minutes, soit le temps que les pompiers se donnent en moyenne pour intervenir.

L'accident de la route

On nous amène à une voiture accidentée avec une personne (un mannequin) coincée à l'intérieur. Elle ne semble pas consciente. Notre mission : la sortir de là.

D'abord, on doit sécuriser la scène de l'accident, le véhicule et la victime. On met des cales sous les roues de la voiture pour l'empêcher de bouger.

Le pompier me remet un appareillage de calage.  Un camion de pompier est derrière nous.
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Le pompier me remet un cric que je devrai installer sous la voiture afin de la stabiliser et l'empêcher de bouger pendant que nous effectuons le découpage des portes.

Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel

On regarde si les coussins gonflables avants et latéraux se sont déployés. Sinon, on coupe les câbles de la batterie pour neutraliser les coussins et les empêcher de blesser les pompiers.

Les batteries peuvent être difficiles à trouver. Certaines sont à l'avant du véhicule, d'autres sur les côtés ou à l'arrière.

Avant de casser les fenêtres, on entre dans la voiture pour protéger la victime avec une couverture. Un coup de poinçon bien placé et le tour est joué.

Pour libérer la victime, on ne la sort pas du véhicule, c'est plutôt ce dernier qui est découpé autour d'elle. Avec les pinces de désincarcération, appelées communément « mâchoires de vie », on découpe les portières.

Une voiture accidentée verte, est ouverte à l'aide d'une pince qui découpe la portière arrière par un pompier.  Deux autres personnes observent la scène.
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À l'aide d'une pince mécanique, on découpe la porte de la voiture pour dégager l'individu (ici un mannequin) pris à l'intérieur, sans le bouger.

Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

C'est lourd et très bruyant, mais rien ne leur résiste.

Les deux portières ont été découpées et détachées du véhicule. Plusieurs personnes en uniforme de pompier parlent près de la voiture.
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Les deux portières ont été découpées et détachées du véhicule, il est maintenant sécuritaire de s'occuper de l'individu pris.

Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

Pendant toute l'opération, un pompier reste avec la victime pour la rassurer et veiller à sa sécurité.

L'incendie résidentiel

En sortant du camion de pompiers, chacun se voit assigner une tâche. Un pompier s'occupe de la borne-fontaine : il dévisse le dessus, l'eau jaillit et libère les débris qui peuvent bloquer la sortie. Il ajoute un adaptateur pour brancher le tuyau.

Un pompier tourne la valve de la borne avec une pince tandis qu'un autre pompier vérifie le travail.
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À l'aide d'une pince, on ouvre la valve de la borne pour que l'eau puisse sortir.

Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel

Pendant ce temps, un autre pompier sort le tuyau du camion et le déplie sur le sol. Le troisième en saisit le bout et se dirige vers le feu pendant que son collègue s'assure que le tuyau n'est pas entremêlé.

Deux pompiers étendent un tuyau d'arrosage sur l'asphalte.
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Les tuyaux peuvent être emmêlés et il faut se dépêcher lors d'un incendie, pas de temps à perdre!

Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel

Quand on rattache le tuyau à la borne-fontaine, la pression est forte. Il faut maintenant deux pompiers pour diriger le jet.

Deux personnes habillées en pompier tiennent le tuyau d'incendie et projettent l'eau dans une direction.  Un autre pompier observe la scène.
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On doit être deux pompiers pour tenir le tuyau d'incendie et arroser dans la direction voulue. La pression est forte et le tuyau est lourd par la pesanteur de l'eau.

Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel

Après l'exercice, j'avais à peine la force de me remettre debout! Le poids de l'équipement pèse encore très lourd, et mes jambes n'y sont pas habituées.

L'immeuble en feu

Six pompiers se tiennent devant un immeuble rouge.  Deux arrosent la porte d'entrée.
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On doit arroser la porte pour vérifier si l'eau s'évaporera, un signe d'une très grande chaleur de l'autre côté.

Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel

Sans répit, on nous lance un nouveau défi, celui que je redoutais le plus : monter deux étages dans un édifice en feu. Toujours vêtue de mon équipement, je dois tirer jusqu'en haut le tuyau plein d'eau.

Un pompier se tient à l'intérieur d'une fenêtre d'un immeuble et arrose vers l'extérieur.
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Une fois en haut des deux étages, il faut maintenant viser sur le feu pour l'éteindre.

Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel

J'ai réussi, mais de peine et misère, en vidant ma bonbonne d'air en moins de 5 minutes. Les renforts sont arrivés et m'ont sortie de l'immeuble. Heureusement que tout était fictif et qu'il n'y avait pas réellement de feu.

Un infirmier prend la pression artérielle d'une femme, dans un camion.
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On prend ma pression, tout va bien, je suis en vie!

Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel

L'entraînement des pompiers est vraiment exigeant. Ils perfectionnent sans cesse leurs connaissances. Ils font un travail difficile dans des conditions extrêmes et doivent intervenir en un temps record.

Les casernes manquent souvent d'effectifs. Je peux toutefois attester que je ne serai pas leur prochaine recrue. La journée a été très enrichissante, mais éprouvante. J'ai même cru un moment qu'ils allaient me consacrer la dernière activité, une séance de réanimation.

Chers pompiers et pompières, vous êtes courageux. Merci pour cette superbe journée!

 La Fureteuse fransaskoise  

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