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L'enquête sur les femmes autochtones continue en Colombie-Britannique

Vicki Hill à Smithers le 26 septembre

Vicki Hill a témoigné de la mort de sa mère devant l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une plume d'aigle dans la main comme symbole d'affirmation solennelle, Vicki Hill a témoigné de la peine causée par la mort de sa mère lors d'une audience pour l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) organisée à Smithers, en Colombie-Britannique.

Un texte d'Eva Uguen-Csenge

Sa mère, Mary Jane Hill, est morte le 26 mars 1978, alors que Vicki n’avait que 6 mois. Vicky Hill ne se souvient pas de sa mère, mais en 2006 elle a commencé à faire des recherches sur l’enquête policière. Elle dit que sa déposition devant les commissaires de l'ENFFADA est une occasion « d’améliorer la vie de [ses] enfants » et de témoigner pour sa mère et pour les familles des autres victimes.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait déterminé que Mary Jane Hill était morte de bronchite et de bronchopneumonie, bien que son corps eut été retrouvé nu le long de la tristement célèbre route 16, surnommée « route des larmes ».

Elle ne méritait pas ça du tout. Elle avait des enfants. Elle avait des frères et sœurs.

Une citation de :Vicki Hill, témoin devant l’ENFFADA et fille de Mary Jane Hill
Un feu brûle dans l'avant-plan avec les membres de famille des victimes en costume traditionnel dans l'arrière-plan

Des membres de famille des victimes tiennent un étendard en mémoire aux filles et femmes autochtones disparues ou assassinées le long de la Route des larmes.

Photo : Radio-Canada / Simon Charland-Faucher

Toujours à la recherche de réponses

Mardi matin, Mme Hill a présenté une lettre de la GRC en réponse à sa demande de voir les documents et les photos liés à la mort de sa mère.

La lettre ne comprenait aucun des documents demandés. « Ce qu’on m’a dit c’est que c’était trop choquant et qu'il y avait trop d’images troublantes », explique Vicki Hill, qui attend depuis des décennies des réponses de la police.

[Ma mère] ne sera là pour aucune occasion spéciale, et ce n’est pas juste.

Une citation de :Vicki Hill, témoin devant l’ENFFADA et fille de Mary Jane Hill

Au cours de l’audience, la fille de Mary Jane Hill a exprimé la colère, la frustration et la peine qu’elle vit du fait d’avoir grandi sans mère et de ne pas savoir pourquoi. « Tout ça, c’est très difficile et, maintenant, c’est moi qui dois m’en occuper », a déploré Vicki Hill. « Elle [ma mère] n’est pas là quand j’ai le plus besoin d’elle. »

Des membres de famille des victimes tiennent un étendard le long de la Route des larmes le 25 septembre 2017

Des membres de famille des victimes tiennent un étendard en mémoire aux filles et femmes autochtones perduent le long de la Route des larmes.

Photo : Radio-Canada / Simon Charland-Faucher

Deux commissaires absents à Smithers

Les commissaires Marion Buller et Michèle Audette sont à Smithers cette semaine pour écouter le témoignage de Vicki Hill et des autres interlocuteurs.

La commissaire Qajaq Robinson a dû s’absenter pour une urgence familiale, tandis que le commissaire Brian Eyolfson est à Winnipeg, où il s’occupe des préparations pour les prochaines audiences qui auront lieu dans cette ville.

 

Appel à la justice et au changement

Submergée par ses émotions durant son témoignage, Mme Hill a dû quitter la salle pendant quelques minutes de repos, accompagnées par des membres de l’équipe de soutien aux familles portant un chandail violet.

Je veux de la justice pour ma mère. Pas seulement pour elle, mais pour le reste des familles. Elles ont besoin de paix.

Une citation de :Vicki Hill, témoin devant l’ENFFADA et fille de Mary Jane Hill

Malgré les souvenirs difficiles qu’elle racontait d’une voix parfois tremblante, Vicki Hill est restée ferme quand elle a déclaré : « Les choses doivent changer à tout prix. » En plus de justice pour sa mère et les autres victimes, elle veut un service d'autobus continu et un service cellulaire stable le long de la route 16.

L'Enquête nationale est indépendante des gouvernements fédéral et provinciaux. Les commissaires qui la dirigent sont chargés de faire un rapport sur les raisons des violences commises sur les femmes et les filles autochtones.

 

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