•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Siemens fusionne ses activités ferroviaires avec Alstom, au détriment de Bombardier

Un train e320 de Siemens, qui fait la liaison entre Londres et Paris

Un train e320 de Siemens, qui fait la liaison entre Londres et Paris

Photo : Reuters / Andrew Winning

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Siemens a annoncé la signature d'un protocole d'accord garantissant la fusion de ses activités ferroviaires avec Alstom, mardi après-midi. Le groupe allemand entre ainsi au capital de son concurrent français à hauteur de 50 %.

Il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour Bombardier Transport, dont le siège social est à Berlin et qui cherchait aussi à rapprocher ses activités avec Siemens afin de faire face à la concurrence du géant chinois CRRC.

La fusion d'Alstom avec la division ferroviaire de Siemens (Siemens Mobility Solutions) donnera naissance à un poids lourd franco-allemand de 22,2 milliards de dollars canadiens (15,3 milliards d'euros) de chiffre d'affaires, à peu près la moitié des revenus affichés par CRRC.

Alstom, Siemens, Bombardier et CRRC sont les quatre spécialistes du rail d’importance à l’échelle mondiale.

Le marché mondial a changé de manière significative au cours de ces dernières années. Un acteur dominant en Asie a modifié la dynamique du marché mondial et la digitalisation impactera l'avenir de la mobilité. Ensemble, nous pouvons offrir un choix plus large.

Joe Kaeser, président-directeur général de Siemens AG

M. Kaeser ajoute que Siemens et Alstom créeront « un nouveau champion européen dans l'industrie ferroviaire pour le long terme ».

Le siège mondial du groupe sera situé à Paris et la nouvelle entité restera cotée en bourse en France. Le siège de Siemens Mobility demeurera à Berlin, en Allemagne.

La nouvelle entité, baptisée Siemens Alstom, sera dirigée par l'actuel président-directeur général d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge et regroupera 62 300 salariés dans plus de 60 pays.

Elle bénéficiera d’un carnet de commandes de 89,2 milliards de dollars (61,2 milliards d’euros), un résultat d’exploitation ajusté de 1,7 milliard (1,2 milliard d’euros) et une marge d’exploitation ajustée de 8,0 %, sur la base d’informations extraites des derniers états financiers d’Alstom et de Siemens.

Le rapprochement de Siemens et d'Alstom devrait produire des synergies annuelles de 685 millions de dollars (470 millions d’euros) au plus tard quatre ans après la réalisation de l’opération. Les deux groupes souhaitent boucler la transaction d'ici la fin 2018.

Aujourd'hui est un moment clé de l'histoire d'Alstom, qui confirme sa position de plateforme de consolidation du secteur ferroviaire. La mobilité est au cœur des enjeux du monde d’aujourd’hui. Les modes de transport de l’avenir se devront d’être propres et compétitifs.

Henri Poupart-Lafarge, président-directeur général d’Alstom

Plus tôt cette année, des reportages avaient fait état d'échanges entre Bombardier et Siemens à propos de la création d'une coentreprise spécialisée dans la construction de trains ainsi que d'équipement de signalisation ferroviaire.

Le groupe Bouygues a annoncé soutenir le rapprochement entre Siemens et Alstom, dont il est le principal actionnaire avec 28,2 % du capital. Il s'est engagé à conserver tous ses titres d'Alstom jusqu'à l'assemblée générale extraordinaire du groupe français de transport en 2018.

À la Bourse de Toronto, l'action de Bombardier a clôturé à 2,27 $, en hausse de 13 ¢, ou 6,07 %, même si Washington n'avait toujours pas indiqué s'il allait imposer ou non des mesures punitives sur la C Series à la suite d'une plainte de Boeing (Nouvelle fenêtre).

Avec les informations de La Presse canadienne, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !