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Les femmes saoudiennes autorisées à conduire

Une femme saoudienne entre dans un taxi à Riyad.
Une femme saoudienne entre dans un taxi à Riyad. Photo: Getty Images / AFP/Fayez Nureldine

Les seules femmes au monde qui n'avaient pas encore le droit de conduire pourront désormais le faire. Le roi Salmane d'Arabie saoudite a signé un décret permettant aux conductrices de ce pays de prendre le volant.

Le décret royal, publié lundi soir, annonce la formation d’un comité formé de représentants de quatre ministères pour conseiller le gouvernement d’ici 30 jours. La mesure devrait ensuite être mise en place d’ici juin 2018, selon l’agence de presse étatique SPA.

La décision du royaume a été saluée par le département d’État américain, qui a qualifié de « signe très positif » et de « pas dans la bonne direction » l’autorisation faite aux femmes de conduire.

« Nous sommes très heureux », a dit la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert devant la presse à Washington. « Aujourd’hui, nous sommes contents », s’est-elle bornée à répondre, lorsque priée de commenter davantage la question des droits des femmes en Arabie saoudite.

Depuis quelques années, des Saoudiennes défiaient à l’occasion l’interdiction qui leur était faite de conduire. Ainsi, en 2011, un nombre indéterminé de femmes avaient pris le volant et fait connaître leur « manifestation » sur les réseaux sociaux. Le mouvement avait été initié par une jeune femme qui, après avoir mis en ligne une vidéo d’elle-même en train de conduire, avait dû purger une peine de 10 jours de prison.

Les autorités semblent ouvertes à assouplir certaines règles, dans le cadre d’un plan de réformes économiques et sociales. Samedi, pour la première fois, des centaines de Saoudiennes ont pu assister à un spectacle dans un stade de la capitale. Jusque-là, elles n’y étaient pas admises en raison de la séparation des sexes imposée dans l’espace public.

Malgré tout, dans ce royaume ultraconservateur, les femmes continuent de subir plusieurs restrictions. Elles sont notamment soumises à la tutelle d’un homme de leur famille, qu’il s’agisse du père, du mari ou d’un frère, si elles souhaitent faire des études ou voyager.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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