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Le laboratoire antidopage français suspendu par l'AMA

Un technicien manipule des échantillons d'urine.

Le laboratoire antidopage de Châtenay-Malabry, près de Paris, en France, le 15 décembre 2015

Photo : Getty Images / AFP/Franck Fife

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Coup dur pour l'antidopage français. Le laboratoire de Châtenay-Malabry a été suspendu par l'Agence mondiale antidopage (AMA), mardi, à cause d'une contamination d'échantillons par des prélèvements sur des culturistes chargés en stéroïdes.

Le seul laboratoire antidopage français, qui a traité environ 13 500 échantillons en 2016, ne pourra plus mener d'analyses tant que l'AMA ne l'autorisera pas à nouveau.

Les activités de contrôle et de prélèvement de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) peuvent donc se poursuivre, mais les échantillons seront analysés à l'étranger, dans l'un des autres laboratoires agréés par l'AMA.

Cette suspension est la conséquence d'un incident « exceptionnel », selon le secrétaire général de l'AFLD, Mathieu Teoran, survenu à la suite d'une opération de contrôles d'envergure menée au printemps dans l'univers du culturisme.

Pas moins de 84 culturistes ont été visés et la presque totalité des prélèvements révèle la présence de substances dopantes, principalement des stéroïdes, « avec des concentrations jamais vues auparavant, jusqu'à 200 fois supérieures à un contrôle positif classique », explique Teoran.

Selon l'AFLD, « les actions correctives appropriées ont été immédiatement prises et l'ensemble des échantillons potentiellement concernés ont fait l'objet de nouvelles analyses, qui n'ont révélé aucune autre anomalie ».

« La suspension provisoire sera maintenue en attendant l'engagement de procédures disciplinaires par un comité disciplinaire indépendant », a pour sa part indiqué l'AMA.

Le ministère des Sports a de son côté assuré qu'il « sera attentif au bon déroulement des procédures de suivi décidées par l'AMA ».

Si une telle procédure n'est pas rare, il s'agit d'un coup dur pour l'antidopage français et d'un incident fâcheux, deux semaines seulement après la désignation de Paris comme ville hôtesse des Jeux olympiques d'été en 2024.

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