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Le nouveau siège social d'Amazon à Sault-Sainte-Marie, est-ce envisageable?

Un bout d'emballage en carton avec un grand logo d'Amazon imprimé dessus

Une boîte de livraison d'Amazon

Photo : Reuters

Radio-Canada

Les membres du conseil de ville de Sault-Sainte-Marie, dans le nord de l'Ontario, voient grand : ils ont voté à l'unanimité lundi pour que la municipalité propose sa candidature dans le but d'accueillir le deuxième siège social du géant Amazon. Est-ce une vision utopique ou un projet réalisable?

Un texte de Natacha Lavigne

Au début du mois, le président-directeur général, Jeff Bezos, a émis un appel d’offres pour bâtir un nouveau siège social qui allait créer quelque 50 000 emplois. Un projet de 5 milliards de dollars pour ressembler à son homologue à Seattle, dans l'État de Washington, aux États-Unis.

Localisation - Proximié du centre-ville: moins de 50 km - Promité de l'aéroport : 45 minutes - Axes routiers principaux : moins de 2 km - Accès direct aux transports en commun : train, métro, bus.
Surface de l'immeuble - En phase 1 (2019) : plus de 500 000 pi2 (46 452 m2) - En phase 2 (2027) : plus de 8 000 000 pi2 (743 225 m2)
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Conditions nécessaires pour l'établissement du 2e siège social d'Amazon

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon / Icônes : Freepik de www.flaticon.com

Parmi les villes canadiennes intéressées, on retrouve Montréal, Toronto, Vancouver, Halifax, Winnipeg, Edmonton et Sault-Sainte-Marie.

Les préférences d’Amazon

  • Des régions métropolitaines comptant plus d’un million de personnes
  • Un environnement stable et favorable aux entreprises
  • Un endroit ayant la capacité d’attirer et de retenir des talents du monde des technologies
  • Des communautés qui voient grand et qui sont créatives quant aux options immobilières

Selon les plus récentes données de Statistique Canada, la ville du nord de l’Ontario compte 78 159 habitants.

Les avantages

La municipalité regorge d’espaces libres pour les lieux d’installation, contrairement à ses compétiteurs plus populeux. Elle offrirait aussi des voies navigable et aérienne facilement accessibles.

La communauté américaine de Sault Ste. Marie, au Michigan, de l’autre côté de la rivière Sainte-Marie, offre une perspective « internationale » selon Matthew Shoemaker, conseiller municipal de la ville canadienne.

On veut faire une proposition qui inclut les deux villes et qui se trouve des deux côtés de la frontière.

Matthew Shoemaker, conseiller municipal à Sault-Sainte-Marie

M. Shoemaker ajoute que la ville compte deux universités et un collège, permettant d’accueillir bon nombre de nouveaux étudiants.

Les inconvénients

Le plus grand désavantage de Sault-Sainte-Marie, selon le consultant en communication numérique Bruno Guglielminetti, est la petitesse de la ville.

« Amazon occupe presque 20 % de tout l’espace commercial disponible dans la ville [Seattle], c’est le plus gros employeur de la ville. C’est énorme, déjà pour Seattle qui compte un gros bassin de population. (...) On est en train de chercher dans de grandes agglomérations et pas nécessairement dans de petites municipalités », explique-t-il.

Nombre d’édifices : 33. Employés : environ 40 000. Emplois indirects : environ 50 000. Restaurants : 24. Investissements en immobilisation : 3,7 milliards $ US. Coûts d’exploitation : 1,4 milliard $ US. Salaires : 25,7 milliards $ US. Nuitées dans des hôtels : 233 000. Montant versé au système de transport en commun pour les déplacements des employés : 43 millions $ US.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Principaux chiffres d'Amzon à Seattle

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon / Icônes : Freepik de www.flaticon.com

Selon M. Guglielminetti, les dirigeants de la compagnie sont à la recherche d’une ville plus imposante, qui sera capable d’offrir « une qualité de grande ville : gastronomie, divertissements et écoles » à tous ceux qui auront choisi de travailler chez Amazon.

Le consultant croit que Toronto et Montréal sont les villes canadiennes ayant le plus de chances d’attirer le géant du commerce électronique américain. Aux États-Unis, Chicago, Philadelphie ou Boston sont aussi, selon lui, des choix intéressants que devrait considérer Amazon.

Face à l'imposante compétition qui se dresse devant la candidature de Sault-Sainte-Marie, M. Shoemaker espère au moins que la candidature donnera un peu d’attention à la ville.

Les villes intéressées ont jusqu’au 17 octobre pour soumettre leur projet. L’annonce du site sélectionné se fera en 2018.

Toronto

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