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Le centre d'injection supervisée non autorisé poursuit ses activités sans encombre

Mathieu Fleury s'adresse à des résidents de son quartier.

Mathieu Fleury lors d'une rencontre citoyenne sur la prévention des surdoses plus tôt ce mois-ci.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, a demandé mardi aux responsables du centre non autorisé d'injection supervisée situé dans le parc Raphael-Brunet, à Ottawa, de cesser leurs activités. Le centre a tout de même poursuivi ses activités mardi de 18 h à 21 h, sans encombre.

En entrevue à l'émission Les matins d'ici, l'élu a invité les responsables à collaborer avec Santé publique Ottawa, qui a ouvert mardi, dans le marché By, un centre temporaire d'injection supervisée, lequel est autorisé.

Le centre non autorisé devrait donc laisser place au centre temporaire, selon lui, comme cela était convenu.

« Sinon, malheureusement, il va y avoir une intervention des policiers de la Ville », a averti M. Fleury.

« Je ne comprends pas leur approche [aux responsables du centre non autorisé]. Pour moi, ça ressemble à de nouvelles demandes », a souligné Mathieu Fleury.

C'est menaçant, et pour la communauté, et pour Santé publique, et évidemment pour les autorités à la Ville.

Mathieu Fleury, conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier

« En fin de compte, on est tous là pour la même raison : afin de s'assurer qu'il n'y a pas de surdoses et afin de s'assurer d'appuyer les gens qui ont des problèmes de toxicomanie vers une piste de traitement », a-t-il poursuivi.

« Une tragédie »

Pour leur part, les responsables du centre non autorisé d'injection supervisée, par la voix de l'infirmière et bénévole Marilou Gagnon, se disent prêts à suivre les instructions, bien qu'ils regrettent l'approche de M. Fleury.

 

« Je trouve ça extrêmement décevant, l’approche de M. Fleury, surtout considérant le fait que l’on voit une augmentation prononcée des surdoses à Ottawa, puis on n’est pas en situation en ce moment d’éliminer des services qui sauvent des vies », a commenté Mme Gagnon en entrevue à Radio-Canada. « Donc je dirais qu’il semble avoir une mauvaise compréhension. [...] On est des personnes qui offrent un service pour sauver des vies. »

S’ils décident de fermer le centre, nous on va suivre les instructions et par la suite refaire un nouveau plan. C’est vraiment une tragédie. Peut-être que suite à cette décision-là, il y a des gens qui vont décéder ce soir.

Marilou Gagnon, infirmière et bénévole

L'ouverture d'un centre permanent dans les locaux du Centre de santé communautaire de la Côte-de-Sable doit avoir lieu cet automne.

Avec les informations de Godefroy Chabi

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