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Départ d'Uber : « une menace artificielle », selon les chauffeurs de taxi de Québec

Chauffeur Uber

Chauffeur Uber

Photo : Getty Images / Bloomberg

Radio-Canada

Alors qu'Uber menace de cesser ses activités partout en province (Nouvelle fenêtre), les chauffeurs de taxi de la ville Québec associent l'annonce de la multinationale à une manoeuvre de chantage.

Le président du Regroupement indépendant des taxis de Québec, Abdallah Homsy, affirme qu'Uber cherche tout simplement à faire pression sur le gouvernement.

« C'est juste une menace pour voir si le gouvernement va se tenir debout. Je pense que c'est artificiel, que c'est juste une menace », explique-t-il.

Vendredi dernier, le ministre des Transports, Laurent Lessard, a annoncé une série de nouvelles obligations (Nouvelle fenêtre) pour le renouvellement du projet pilote d'Uber. Ces nouvelles mesures incluent notamment une formation obligatoire de 35 heures pour les chauffeurs ainsi qu'une vérification des antécédants judiciaires.

Dans ce contexte, M. Homsy souhaite que le gouvernement maintienne ses exigences. Il estime que la sécurité est un enjeu important pour tous les chauffeurs de taxis.

« On va voir jusqu'où le gouvernement va se tenir debout, face à une multinationale qui veut dicter les règles du jeu », affirme Abdallah Homsy.

Réglementation rétrograde

De leur côté, les chauffeurs de véhicules Uber à Québec estiment que la formation imposée serait inutile puisqu'elle ne correspond pas à leur réalité. Maxime Gagnon, un chauffeur à temps partiel, ne s'imagine pas perdre une semaine de salaire pour suivre la formation.

« On fait ça quand on a du temps libre. Prendre une semaine sans salaire, à quoi ça sert. Qu'est-ce que ça va nous apprendre? », se demande-t-il.

Le chauffeur qui habite Québec depuis 2 ans souligne que l'industrie s'est modernisée.

« Le GPS fait en masse l'affaire. On n'a plus besoin de connaître les noms de rues. On travaille avec le système de notation en fin de course », explique-t-il.

La compagnie Uber est implantée à Québec depuis février 2015.

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