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Le centre d'injection supervisée non autorisé est là pour de bon, disent ses responsables

Une tente dans un parc
Le centre non autorisé d'injection supervisée a été installé dans le parc Raphael-Brunet, le 25 août (archives). Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les responsables du centre non autorisé d'injection supervisée installé dans le parc Raphael-Brunet, à Ottawa, confirment qu'ils n'ont pas l'intention de cesser leurs activités, malgré l'ouverture d'un centre temporaire autorisé par la ministre fédérale de la Santé.

« À la lumière de l'ouverture [mardi] du centre d'injection supervisée de la rue Clarence par Santé publique Ottawa et après avoir longuement examiné ce que nos usagers nous ont dit, il est clair que notre travail n'est pas terminé », peut-on lire dans un message publié sur le site Internet du groupe Prévention Surdose Ottawa.

N'importe quelle option qui est offerte en ce moment sur le terrain pour sauver des vies est la bienvenue.

Marilou Gagnon, infirmière et bénévole

Les responsables du centre au parc Raphael-Brunet estiment par ailleurs que l'ouverture du centre temporaire légal est un « pas dans la bonne direction ». « C'est bienvenu », a confié à CBC/Radio-Canada l'infirmière et bénévole Marilou Gagnon, qui fait partie des instigateurs du centre non autorisé.

Le centre temporaire d'injection supervisée de la rue Clarence, dans le secteur du marché By, vise à répondre à la demande en attendant l'ouverture d'un centre permanent au sein des locaux du Centre de santé communautaire de la Côte-de-Sable.

Deux centres complémentaires

Dans leur message publié sur Internet, les responsables du projet au parc Raphael-Brunet se disent par ailleurs « impatients » de poursuivre leur collaboration avec Santé publique Ottawa pour aborder les problèmes d'inaccessibilité.

« Nous espérons que les leçons que nous avons apprises lors de l'exploitation du seul centre de prévention des surdoses d'Ottawa, ainsi que nos décennies d'expérience de première ligne seront appliquées dans leur pratique », poursuivent-ils.

Mme Gagnon, qui est également professeure en sciences infirmières à l'Université d'Ottawa, estime que le centre non officiel géré par son groupe offre des services complémentaires à ceux du futur centre temporaire, qui sera situé à quelques coins de rues.

C'est vraiment la seule façon de faire une différence face à une crise aussi grande que ce que l'on voit en ce moment.

Marilou Gagnon, infirmière et bénévole

« C'est un service sans aucune barrière, sans aucune règle. Les gens peuvent consommer de la même façon qu'ils consomment normalement sur la rue ou dans les toilettes », a-t-elle expliqué. « Si on regarde dans n'importe quelle ville au Canada, il y a une coexistence des centres de surdoses et des sites d'injection supervisée. »

Le journaliste Jérôme Bergeron a visité le centre provisoire d'injection supervisée de Santé publique Ottawa

Un total de 1020 visites

Le centre non autorisé d'injection supervisée est installé au 307, rue Saint-Patrick, depuis le 25 août dernier. Il accueille des usagers tous les jours de 18 h à 21 h. À ce jour, les responsables du centre ont recensé un total de 1020 visites.

Les usagers sont reçus dans trois tentes. Il y a d'abord une tente d'accueil, puis une tente où trois personnes peuvent s'injecter des drogues avec du matériel stérile, sous la supervision d'une équipe de trois bénévoles. De la naloxone, l'antidote aux surdoses de fentanyl, est disponible. Finalement, une troisième tente permet aux usagers de se reposer après avoir consommé de la drogue.

Avec les informations du journaliste Matthew Kupfer de CBC

Ottawa-Gatineau

Santé publique