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LeBron James s’attend à des gestes de protestation dans la NBA

LeBron James en conférence de presse à Cleveland lundi

Photo : Getty Images / Jason Miller

Radio-Canada

Les réactions aux propos de Donald Trump envers les prises de position des athlètes américains ont continué d'affluer lundi, dont celle de LeBron James.

La vedette des Cavaliers de Cleveland, qui avait interpellé le président américain en le traitant de « voyou » dans un tweet viral samedi en soutien à Stephen Curry, a consacré une dizaine de minutes de sa conférence de presse avant le camp d'entraînement lundi à Trump.

 

« La chose qui m’a frustrée, c’est qu’il utilisait le sport pour nous diviser, a dit le quadruple gagnant du titre de meilleur joueur de la NBA. Le sport est quelque chose de formidable, qui peut rassembler les gens, peu importe leur taille, leur forme ou leur race, comme rien d’autre. Je ne vais pas laisser qui que ce soit, peu importe sa puissance, utiliser le sport pour nous diviser. »

« Il [Trump] ne comprend pas le pouvoir qu’il a en tant que président de ce pays, a-t-il poursuivi. Il ne comprend pas combien d’enfants, de toutes les origines, regardent en direction du président des États-Unis pour ses conseils, son leadership, ses mots d’encouragement. Il ne comprend pas ça. C’est ce qui me rend le plus malade. »

Plus grande vedette sportive de l’Ohio, État du Midwest remporté par Trump lors de la dernière élection, LeBron James a indiqué que ceux qui avaient voté pour le président américain avaient peut-être fait une erreur.

« Je ne pense pas que beaucoup [de ceux qui ont voté pour Trump] sont éduqués, a-t-il précisé. Je pense que c’est un des plus grands problèmes quand arrive le moment de voter. Les gens ne sont pas éduqués sur la personne pour qui il vote ou sur ce qui se passe dans le monde. Ils font des choix et disent des choses qui montrent qu’ils ne sont pas éduqués. Est-ce que je dis que les gens de l’Ohio ou des autres États qui ont fait ce choix n’étaient pas éduqués? Ils pouvaient l’être ou non, mais ça ne veut pas dire que c’était le bon choix. »

Il a affirmé qu’il ne serait pas surpris de voir des gestes de protestation à l’ouverture de la saison de la NBA, le 17 octobre prochain, si les choses ne changent pas d’ici là.

James, dont l’activisme est notoire depuis quelques années, souhaite continuer d’être une force positive pour sa communauté.

« Pour moi, en tant qu’athlète professionnel dans un État qui a voté pour Trump, ça ne va pas m’arrêter de continuer à inspirer les gens de l’Ohio. Je serais encore plus dans le tort si je commençais à rabaisser les gens de l’Ohio. Mon travail et ma mission sont nettement plus grands que ceux de cet homme. Et je ne veux même pas le nommer. »

Conciliabule du côté des Raptors

À Toronto, l’entraîneur Dwane Casey a réuni ses joueurs dimanche soir afin de discuter de la situation et de ce qu’ils souhaitaient faire collectivement ou individuellement. La direction de l’équipe a affirmé que ses joueurs avaient leur plein soutien s’ils souhaitaient s’exprimer.

La vedette des Raptors, Kyle Lowry, a été la plus éloquente à propos des prises de position politique des athlètes sportifs lundi.

« Nous ne sommes pas seulement des athlètes, a déclaré Lowry. Je suis un homme. J’ai été à l’université, je l’ai fait. Je sais lire et écrire et je crois que tout le monde dans ces deux ligues [la NBA et la NFL] en est capable. Les gens disent : "Tenez-vous-en à ce que vous connaissez." Mais notre rôle en tant qu’être humain, c’est d’être des êtres humains!

« D’être des citoyens de cette terre, des États-Unis. Je sais qu’on est au Canada, mais nous sommes des citoyens d’abord, nous sommes des humains d’abord. Nous sommes des pères, des fils, des mères, des filles, nous sommes tout ça et je crois que nous avons le droit de montrer qui nous sommes. »

Donald Trump encense la réaction du monde de la NASCAR

Le président américain a quant à lui indiqué sur Twitter qu'il était fier des pilotes de la série NASCAR puisqu'aucun d'entre eux, pas plus qu'aucun membre des écuries, n'avait protesté pendant l'hymne national avant la course dimanche.

« Très fier de la NASCAR et de ses supporteurs. Ils ne veulent rien savoir de manquer de respect au pays ou au drapeau. Ils l'ont dit haut et fort! », a écrit le président sur le réseau social lundi.

 

Plusieurs propriétaires d'écuries avaient indiqué qu'ils ne voulaient pas que les membres de leur équipe protestent. Richard Childress, qui a longtemps été le propriétaire de l'écurie de Dale Earnhardt, a dit qu'il paierait le trajet de retour en autobus aux contestataires.

Childress a ajouté que « quiconque travaille pour moi devrait respecter le pays dans lequel nous vivons. Tellement de gens ont perdu leur vie pour lui. C'est l'Amérique ».

Membre du Temple de la renommée, Richard Petty a pour sa part déclaré : « Quiconque ne se lève pas pour l'hymne national devrait être expulsé du pays. Point final. Qu'est-ce qui leur a permis d'atteindre ce statut? Les États-Unis. »

Par contre, Dale Earnhardt fils, le plus populaire pilote de la série qui prendra sa retraite à la fin de la saison, a donné son appui aux manifestations sans violence.

« Tous les Américains ont le droit de manifester de façon pacifique. Ceux qui rendent impossibles les manifestations pacifiques rendront les révolutions violentes inévitables - JFK », a-t-il écrit sur Twitter.

 

Le président de la série NASCAR, Brian France, a causé tout un émoi au sein de la série quand il a donné son appui à Trump l'année dernière. Bien que France n'ait cessé de clamer qu'il s'agissait d'une décision personnelle, le débat a sans cesse été ravivé par le président, qui disait avoir reçu l'appui de la NASCAR.

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