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Trump vise trois autres pays dans un nouveau décret sur l'immigration

Une famille qui vient de passer les douanes de l'aéroport international de Washington-Dulles, situé à Dulles en Virginie.

Une famille qui vient de passer les douanes de l'aéroport international de Washington-Dulles, situé à Dulles en Virginie.

Photo : Reuters / James Lawler Duggan

Reuters

Le président américain Donald Trump a étendu dimanche à la Corée du Nord, au Venezuela et au Tchad les interdictions d'entrée sur le territoire américain, dans un nouveau décret sur l'immigration.

Les ressortissants de l'Iran, de Libye, de Syrie, du Yémen et de Somalie restent visés par les restrictions, a en outre indiqué l'administration Trump. Le Soudan est pour sa part retiré de la liste.

Les citoyens irakiens, visés par une première version du décret, en janvier, puis retirés en mars, feront quant à eux l'objet de contrôles accrus, précise la Maison-Blanche.

Ces nouvelles restrictions, dont l'entrée en vigueur est fixée au 18 octobre, résultent d'un examen du texte initial qui arrivait à échéance dimanche et qui avait été remis en question par plusieurs tribunaux fédéraux.

« Rendre l'Amérique sûre est ma priorité numéro un. Nous n'accepterons pas dans notre pays ceux que nous n'aurons pas pu contrôler de manière sûre », a déclaré Donald Trump sur Twitter après l’annonce.

 

L'ajout de la Corée du Nord et du Venezuela élargit la liste des pays visés, au départ essentiellement composée de nations à majorité musulmane.

« La Corée du Nord ne coopère en aucune façon avec le gouvernement des États-Unis et ne satisfait aucune exigence de partage d'information », a indiqué Washington.

Un responsable gouvernemental a toutefois reconnu devant des journalistes que le nombre de Nord-Coréens qui tentaient d’entrer aux États-Unis était infime.

Des mesures plus strictes

Cette décision survient après une rencontre entre le président Trump (Nouvelle fenêtre) et sa secrétaire à la Sécurité intérieure par intérim, Elaine Duke, son secrétaire à la Justice, Jeff Sessions, et le secrétaire d'État Rex Tillerson vendredi.

Commentant les mesures migratoires à venir dimanche, le président américain avait alors déclaré devant des journalistes « [que] le plus strict serait le mieux ».

Des responsables précisent toutefois que des restrictions différentes s'appliqueront en fonction du pays, de sa coopération sur les exigences de sécurité américaines, du niveau de la menace et d'autres variables.

Les ressortissants iraniens munis d'un visa étudiant ou en échange universitaire seront par exemple autorisés sur le sol américain. L'administration ne prévoit de révoquer aucun visa.

Dans le sillage de l'attaque à la bombe survenue dans le métro de Londres le 15 septembre, Trump avait estimé sur Twitter que le nouveau décret « devrait être plus important, plus sévère, plus explicite » et qu’il ne serait pas « politiquement correct ».

Le décret qui a expiré dimanche bloquait l'entrée aux États-Unis des ressortissants de six pays et suspendait celle de la plupart des réfugiés pour quatre mois, afin, expliquait Washington, de laisser le temps aux autorités de réformer le système de contrôle des immigrants.

Une annonce distincte sera faite dans les six prochains jours quant aux limitations imposées aux réfugiés, a précisé un responsable de l'administration Trump.

La Cour suprême américaine examinera à compter du 10 octobre prochain la constitutionnalité du décret présidentiel, qui est considéré comme étant discriminatoire à l'égard des musulmans.

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