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Winnipeg présente la plus grande exposition d'art contemporain autochtone de son histoire

Certaines des oeuvres qu'on peut voir à l'exposition Insurgence/Resurgence au Musée des beaux-arts de Winnipeg.

Certaines des oeuvres qu'on peut voir à l'exposition Insurgence/Resurgence au Musée des beaux-arts de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Lapalme

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'exposition Insurgence/Resurgence, la plus grande exposition d'art contemporain autochtone jamais présentée au Musée des beaux-arts de Winnipeg (WAG), a ouvert ses portes au public vendredi.

Cette exposition, qui est présentée jusqu’au printemps prochain, explore les thèmes de l'insurrection politique et de la résurgence culturelle à travers les oeuvres de 29 artistes contemporains provenant de Premières Nations de partout au pays.

« C’est un jour spécial. C’est historique », a souligné le président-directeur général du WAG, Stephen Borys, lors de l’ouverture officielle.

Selon le Musée, il s’agit aussi, dans l’histoire du Canada, de la plus grande exposition d’art contemporain autochtone présentée uniquement par des commissaires autochtones.

Une des oeuvres de l'exposition Insurgence/ResurgenceAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une des oeuvres de l'exposition Insurgence/Resurgence

Photo : Radio-Canada / Geneviève Lapalme

« Nous sommes ravis d'explorer la fusion d'idées traditionnelles et contemporaines dans cette exposition », souligne Julie Nagam, l’une des deux commissaires.

« On dit que ça n'a jamais été vu, mais c'est à peu près temps qu'on célèbre ou qu'on intègre les artistes autochtones dans le paysage artistique national », enchaîne Caroline Monnet, l’une des artistes participantes, qui est une Métisse d'origine algonquine et française

Pour elle, l'essor de la popularité de l'art des Premières Nations et la reconnaissance de la culture autochtone lui permettent de partager une partie de son histoire.

« Ce qui m'intéressait, c'était de parler un peu de la survie ou de la résilience des Premières Nations ou plutôt de ma famille. » Sa sculpture Bouclier, en montre dans cette exposition, met en image le concept de résilience et rappelle le territoire du Bouclier canadien.

Thématiques mensuelles

Pour le Musée, c'est l'occasion d'engager les Canadiens dans une réflexion sur des sujets d'actualité au coeur de grands débats de société. Chaque mois, l'exposition abordera un nouveau thème, tel que l'identité des genres, l'environnement ou la survie des langues et des traditions orales.

Julie Nagam (à g.) et Jaimie Isaac, les deux commissaires de l'expositionAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Julie Nagam (à g.) et Jaimie Isaac, les deux commissaires de l'exposition

Photo : Radio-Canada

Un pas dans la bonne direction, estime Caroline Monnet. « J'espère que ce n'est pas juste une mode, que ce n'est pas juste une vague, que ça va perdurer au cours des prochaines années et qu'on va en voir de plus en plus. Et que ça ne sera pas seulement dans des expositions de groupes spécifiquement autochtones, mais qu'on va intégrer les artistes autochtones dans des expositions à l'échelle nationale aussi », souligne-t-elle.

Les toiles, sculptures, films, installations, peintures murales, vêtements et même tatouages d'Insurgence/Resurgence sont présentés au Musée des beaux-arts de Winnipeg jusqu'au printemps 2018.

Avec des informations de Geneviève Lapalme

Une oeuvre sur les escaliers du Musée des beaux-arts de Winnipeg, dans le cadre de l'exposition Insurgence/Resurgence.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une oeuvre sur les escaliers du Musée des beaux-arts de Winnipeg, dans le cadre de l'exposition Insurgence/Resurgence.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Lapalme

 

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