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Les francophones se penchent sur le statut du Campus Saint-Jean

Des chercheurs lors du sommet sur l'éducation postsecondaire organisé avec l'ACFA

Des chercheurs ont été associés à la réflexion sur l'avenir du Campus Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) et le Campus Saint-Jean organisent une réflexion sur l'avenir du Campus, qui est le principal établissement postsecondaire francophone de la province.

Un texte de Laurent Pirot

Le sommet de trois jours sur l’éducation postsecondaire en français veut susciter des propositions de la part des jeunes, des chercheurs et de la communauté francophone.

«  »

— Une citation de  Isabelle Laurin, directrice générale de l’ACFA

L’ACFA juge que le fonctionnement actuel du Campus est problématique depuis des années.

Sa directrice générale Isabelle Laurin cite notamment un manque d’infrastructures et un financement insuffisant. Elle ajoute que la structure du Campus, qui est une faculté parmi d’autres au sein de l’Université de l’Alberta, ne lui permet pas de s’adapter rapidement à l’évolution des besoins de la francophonie.

Une affiche identifiant le Campus Saint-Jean.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Campus Saint-Jean à Edmonton.

Photo : Radio-Canada / Jessica L'heureux

L’association a voulu organiser ces trois jours pour prendre le temps d’élaborer des recommandations qui seront ensuite transmises à l’Université de l’Alberta comme au gouvernement provincial.

L’hypothèse d’un statut particulier

Parmi les options qui seront examinées figurent une autonomie plus grande du Campus au sein de l’université, ou même sa transformation en université propre.

« Toutes les options sont sur la table », affirme Isabelle Laurin.

La réflexion associe les chercheurs du Campus qui ont présenté leur point de vue au cours d’une « journée universitaire ». « Pour nous, le plus grand défi, c’est de produire suffisamment d’enseignants pour les écoles francophones et les écoles d’immersion », souligne Martine Cavanagh, professeure en éducation.

Le Campus a augmenté le nombre d’étudiants dans cette filière, mais ses dirigeants disent qu’ils peinent à recruter suffisamment de candidats intéressés. Ils sont aussi limités par un manque de place dans les locaux du Campus.

Coopération avec les chercheurs

Martine Cavanagh salue la coopération nouée entre l’ACFA et le Campus à l’occasion de ce sommet : « Il faut qu’on travaille dans un esprit positif et constructif et qu’on s’assoie ensemble pour regarder ces défis, les analyser et trouver des solutions ensemble. »

Ni l’Université de l’Alberta ni le gouvernement n’ont été invités à donner leur avis, mais le Secrétariat francophone, l’administration provinciale chargée de représenter les besoins des francophones, était présent.

« On trouvait que c’était important de continuer ce dialogue-là avec les différentes parties prenantes », a expliqué Cindie LeBlanc, la directrice générale du Secrétariat.

L’ACFA veut que les recommandations élaborées par le sommet alimentent le travail de son assemblée générale qui aura lieu en octobre, ainsi que celui du conseil d’administration qui sera élu cet automne.

La directrice générale de l'organisme n'imagine pas voir de changements importants se concrétiser avant plusieurs années.

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