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Du lait 100 % bas-laurentien

Jean-Mathieu D'Amour devant ses vaches

Jean Mathieu D'Amour a fait des démarches pendant trois ans avant de pouvoir commercialiser le lait ÓRA.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Radio-Canada

Un jeune producteur laitier de Rivière-du-Loup vient de commercialiser un lait entièrement fabriqué au Bas-Saint-Laurent. Ce lait, baptisé ÓRA, permet de réduire de plusieurs centaines de kilomètres le trajet qu'emprunte le lait pour se faire transformer.

Un texte de Julie Tremblay

Le lait ÓRA est produit à la ferme D'Amour de Rivière-du-Loup puis acheminé au Centre de transformation bioalimentaire du Québec (CDBQ) de La Pocatière pour être pasteurisé. Il est ensuite distribué dans une trentaine de commerces de la région, situés entre Saint-Jean-Port-Joli et Rimouski.

Le producteur laitier Jean-Mathieu D'Amour, qui a fait des démarches pendant trois ans pour commercialiser ce lait, affirme qu'il a voulu réduire le plus possible les étapes de transport et de transformation du lait produit à sa ferme.

On a créé ce lait-là pour pouvoir se différencier de ce qui se fait dans les grosses usines [...] et pour avoir un lait le moins transformé possible.

Jean-Mathieu D'Amour, propriétaire, laiterie ÓRA

Le lait ÓRA est pasteurisé, mais non homogénéisé, ce qui fait que « la crème monte au-dessus, comme dans l'ancien temps », explique M. D'Amour.

Une gamme complète de produits

Jean-Mathieu D'Amour utilise actuellement 20 % de sa production de lait pour fabriquer le lait ÓRA. Le reste est transporté dans des usines de transformation situées à l'extérieur de la région.

Pour contrer cette tendance, M. D'Amour espère éventuellement ouvrir sa propre usine de pasteurisation à Rivière-du-Loup et transformer 100 % du lait produit sur sa ferme.

À l'aide du Centre de développement bioalimentaire de La Pocatière, il tente également de développer d'autres produits laitiers qui seraient, eux aussi, entièrement transformés dans la région.

Selon la directrice du secteur bioalimentaire du CDBQ, Kathy Dumont, il y a un marché intéressant pour ce genre de produits.

Les gens ont beaucoup plus cette sensibilité-là maintenant, acheter localement, avoir des produits locaux dans son frigo. Ça commence par des petites initiatives comme ça et ça crée de l'emploi en région.

Kathy Dumont, directrice du secteur bioalimentaire, CDBQ

Pour l'aider à développer de nouveaux produits, Jean-Mathieu D'Amour a d'ailleurs embauché une finissante de l'Institut de technologie alimentaire de La Pocatière. Il espère pouvoir offrir une gamme complète de produits laitiers 100 % bas-laurentiens d'ici 3 à 5 ans.




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