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La place grandissante des femmes comme dirigeantes chez les Cris

Christina Gilpin
Christina Gilpin Photo: Nation Crie de Wemindji
Radio-Canada

Christina Gilpin devient la première chef femme de la communauté de Wemindji; cela porte à quatre le nombre de femmes occupant cette fonction au sein de la Nation crie au Québec.

« C’est un honneur d’avoir la confiance de la population pour occuper cette fonction », a expliqué Christina Gilpin, qui a grandi dans la communauté située à environ 1300 km au nord de Montréal. Elle a raconté s’intéresser à la politique depuis la cinquième année à l’école primaire.

Si Mme Gilpin dit ne pas avoir pensé à la parité lorsqu’elle a proposé sa candidature au poste de chef, elle croit que son élection aura un impact positif.

« Cela inspirera les jeunes femmes et les filles. Je crois que c’est important qu’elles puissent voir des femmes dans des postes d’influence, souligne-t-elle. C’est positif pour la communauté au complet, cela permet de rétablir un équilibre. »

 

Élue adjointe au grand chef de la Nation crie en juillet dernier, Mandy Gull abonde dans le même sens.

« Je sens un changement de cap, explique Mme Gull. Nous vivons une époque excitante. »

Ce changement pour atteindre la parité au sein des chefs est une bonne nouvelle pour la présidente de l’Association des femmes cries de Eeyou Istchee, Linda L. Shecapio.

« La contribution des femmes en politique est nécessaire en Eeyou Istchee », estime-t-elle.

Violet Pachanos, la pionnière

En plus des femmes occupant maintenant les fonctions de chef dans les communautés de Whapmagootsui, de Washaw-sibi, de Waskaganish et maintenant de Wemindji, plusieurs organisations cries importantes sont gouvernées par des femmes, notamment le Conseil cri de la santé et des services sociaux de la Baie-James et la Commission scolaire crie.

L’actuelle présidente de la corporation Niskamoon, qui assure la coopération entre les Cris et Hydro-Québec, Violet Pachanos, a été la première à briser le plafond de verre en devenant la première femme chef de la communauté de Chisasibi en 1989. Dix ans plus tard, elle était élue adjointe au grand chef.

Selon Mme Shecapio, ces femmes chef et celles qui travaillent comme conseillères doivent être encouragées et validées « dans l’arène, toujours dominée par les hommes, de la politique en Eeyou Istchee et des Premières Nations ne manière générale. »

 
Avec les informations de CBC

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