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La Vérif : Valérie Plante se trompe quand elle attaque Denis Coderre sur l'asphalte à Montréal

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La candidate à la mairie de Montréal Valérie Plante se trompe quand elle affirme que « les prix [de l'asphalte] sont encore très élevés. On parle même du double quand on se compare à Toronto ».

Un texte de François Cormier et Anne-Marie Poulin

Radio-Canada a contacté des entrepreneurs, des spécialistes et les Villes de Montréal, Winnipeg, Toronto, Calgary et Ottawa. Selon les données obtenues et les entrevues réalisées, tous sont d'avis que Montréal ne paie pas plus cher qu'ailleurs. Au contraire, selon les prix de septembre 2017, Montréal paie moins cher que les autres.

 
 

La Ville de Montréal évoque, quant à elle, un tarif de 63 $ à 66 $ la tonne métrique (un écart de quelques dollars avec les estimations reçues par Radio-Canada). Il faut aussi noter que les prix des enrobés bitumineux (souvent appelés à tort « asphalte ») peuvent varier selon la période de l'année, le prix du pétrole et la région géographique dans laquelle on se trouve.

Cette déclaration est gratuite. On ne donne plus des contrats à l'aveugle. Les donneurs d'ouvrage se sont donné plusieurs moyens pour s'assurer que les montants des contrats correspondent aux estimations. Énormément de vérifications sont faites

Pierre Tremblay, ingénieur et directeur général adjoint, Association des constructeurs de route et grands travaux du Québec

Sur quoi se base la chef de Projet Montréal?

La candidate à la mairie se base sur des données fournies par le Réseau d'étalonnage municipal du Canada sur les villes de Montréal, Calgary, Toronto, Ottawa et Winnipeg. Lorsqu'on regarde les graphiques à propos des rues asphaltées, il est vrai que les coûts sont deux fois plus importants dans la métropole québécoise.

Ce que Valérie Plante omet de mentionner, c'est qu'il ne s'agit pas uniquement des coûts reliés aux travaux d'asphaltage. Ces chiffres incluent les réparations de nids-de-poule, les fissures, les réparations mineures, le nettoyage des rues ainsi que les coûts administratifs de l'ensemble des rues de Montréal.

Puisque la Ville de Montréal fait davantage de travaux pour rattraper le sous-investissement des dernières décennies, sa facture est proportionnellement plus importante que celle des quatre autres grandes villes canadiennes. De plus, Montréal a décidé d'amortir ses paiements sur un moins grand nombre d'années qu'une ville comme Toronto, par exemple, ce qui explique que ses paiements soient plus élevés.

 

Valérie Plante a raison concernant l'usine d'asphalte

La chef de Projet Montréal a toutefois raison lorsqu'elle reproche à son adversaire d'avoir promis d'étudier l'idée d'une usine d'asphalte lors de la campagne électorale en 2013. Ce scénario a plutôt été évalué par la Ville avant l'élection de 2013.

Une analyse a été faite en 2013 sur la construction d'une usine d'asphalte municipale. Les résultats n'ont pas été jugés favorables. Plusieurs critères ont été pris en compte dans le cadre de cette analyse, dont la distance parcourue par certains arrondissements pour aller chercher l'asphalte selon l'emplacement de l'usine.

Gonzalo Nunez, Ville de Montréal
Notre dossier sur les élections municipales 2017 au Québec 

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