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Des colons de l’Abitibi en entrevue dans les années 1960

Le premier ministre du Québec en entrevue avec Caroline Cyr

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En septembre 1932, une cinquantaine de familles quittent Montréal pour s'établir en Abitibi et au Témiscamingue. Plusieurs raisons poussent ces citadins à tout laisser tomber pour cette terre promise. Dans les années 1960, des journalistes de Radio-Canada rencontrent quelques Abitibiens qui ont contribué au développement de cette région du Nord-Ouest québécois.

Au début du 20e siècle, l’Abitibi est tirée de son isolement par l’arrivée du chemin de fer. Des villages poussent peu à peu le long du National Transcontinental, prêts à recevoir les colons. Des sociétés de colonisation lancent alors un appel aux Canadiens pour les inciter à quitter la ville. L’or, le bois et les terres sauvages à défricher attirent certains jeunes à l’esprit pionnier.

À l’émission Champ libre du 5 décembre 1964, la journaliste Judith Jasmin s’intéresse au peuplement de cette région qui souffre à l’époque d’une « réputation de parent pauvre ». Elle s’entretient avec des habitants qui racontent leur arrivée en Abitibi.

Je demeurais à Montréal avec la famille dans le temps. [...] Je n’aimais pas la ville du tout, j’étais content de m’en venir en campagne.

Une citation de : Abitibien arrivé dans la région en 1918

Aujourd’hui, 25 novembre 1965

Pour un reportage de l’émission Aujourd’hui du 25 novembre 1965, le journaliste Pierre Paquette visite la région. À Rouyn, « ville moderne », il compare les bâtiments à ceux vus dans des westerns américains. Le journaliste y rencontre Paul Viau, un Montréalais qui a quitté la métropole dans les années 1920 pour devenir prospecteur d’or en Abitibi. L’emploi manquait à Montréal. L’homme est donc monté dans un train pour faire fortune en Abitibi. Quarante ans plus tard, il y vivait toujours.

La colonisation de l’Abitibi et du Témiscamingue bat son plein dans les années 1930. Les ministres fédéraux Wesley Ashton Gordon et Irénée Vautrin encouragent le développement des contrées rurales du Québec. Des compensations matérielles et financières incitent les chômeurs des villes, victimes de la Grande Dépression, à s’exiler dans les bois. Sur les 36 paroisses créées en 1935, 27 se situent en Abitibi-Témiscamingue et dans le nord-ouest du Québec.

Bon nombre de colons, peu familiers avec l’agriculture, délaisseront la terre pour travailler comme bûcherons ou mineurs. La croissance perdure dans les années 1940 et 1950, puis l’exode rural touche la région à partir des années 1960. Le déclin de la population se fait sentir encore aujourd’hui, alors que l’Abitibi-Témiscamingue est frappée par une pénurie de main-d’oeuvre (Nouvelle fenêtre).

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