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Pas toujours facile de ravitailler un restaurant en région éloignée

Gros hamburger sophistiqué.

Souvent, les restaurateurs n’ont pas le choix que de se tourner vers l’unique épicerie de leur communauté pour s’approvisionner.

Photo : Mylène Gravel

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À moins de servir des frites et des hamburgers, il peut s'avérer difficile d'obtenir les aliments nécessaires pour offrir à la clientèle des mets un peu plus recherchés. Le couple Maxime et Angela Santerre de Geraldton dans le Nord-Ouest de l'Ontario constate que l'éloignement des grands centres peut parfois avoir un impact dans l'assiette.

Un texte de Caroline Bourdua

Leurs fournisseurs viennent de Winnipeg et de Thunder Bay, le Sud de l’Ontario étant trop éloigné.

Maxime et Angela SanterreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Maxime et Angela Santerre ont ouvert leur restaurant à Geraldton en mars dernier.

Photo : CBC/Jeff Walters

« Plusieurs articles sont des commandes spéciales pour eux (les fournisseurs), et lorsqu’ils les obtiennent, nous devons coordonner à l’avance nos menus. On veut proposer du lapin et du gibier, et l’attente peut être jusqu’à un mois », explique Maxime Santerre.

Est-ce que le coût de l’article tant convoité en vaut la peine?

« C’est plus cher, dit le restaurateur, et il faut ajuster nos prix à la hausse. On verra si ça se vend. »

Le restaurant 49 North n’est ouvert que depuis mars, mais ses propriétaires se disent heureux de l’appui qu’ils reçoivent de la communauté.

Poulet sur gauffres.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le poulet sur gauffres se démarque des autres restaurants de Geraldton, selon Maxime Santerre.

Photo : Facebook/Maxime Santerre

À quatre heures de route de Geraldton, Mylène Gravel exploite le restaurant Kaprice à Kapuskasing.

La réputation de son établissement n’est plus à faire.

« Marjo, Marc Dupré, Swing, Dany Turcottte, bref, tous ces artistes qui ont participé à la Saint-Jean et au tournage de la Petite Séduction sont venus manger ici », dit fièrement Mme Gravel.

Mais l’éloignement des grands centres a aussi ses inconvénients.

Elle se rappelle avoir payé jusqu’à 8 dollars une tête de chou-fleur.

« On n’a pas le choix, affirme-t-elle quand ta ville ne possède qu’une épicerie. »

Mylène Gravel est propriétaire du Kaprice Resto de Kapuskasing, en Ontario. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mylène Gravel est propriétaire du Kaprice Resto de Kapuskasing, en Ontario.

Photo : Mylène Gravel

Le restaurant n’est par ailleurs pas assez gros pour acheter en grandes quantités fruits et légumes chez un grossiste.

Pour elle aussi, il est difficile de se procurer des aliments comme du canard. Ces fournisseurs viennent de Barrie, Sudbury et même Orillia.

Restaurant Le Kaprice à Kapuskasing.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les restaurants qui offrent des mets plus raffinés doivent parfois attendre des semaines avant d’obtenir des ingrédients non disponibles dans leur communauté.

Photo : Google Streewiew

« N’étant pas une chaîne, on peut jouer avec nos prix », dit Mme Gravel.

La ville la plus populeuse près de Kapuskasing est Timmins, à environ 200 kilomètres.

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