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Les familles de victimes marchent le long de la route des larmes

Une photo de la route 16 près de Prince George prise le 12 octobre 2012.

Une photo de la route 16 près de Prince George prise le 12 octobre 2012.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des membres des familles de femmes autochtones disparues ou assassinées marcheront pendant cinq jours le long de la route des larmes, en Colombie-Britannique. La marche en leur mémoire a débuté jeudi dans le nord-ouest de la province, à Prince Rupert, et chemine vers Smithers, où aura lieu la reprise des audiences de la commission d'enquête nationale.

La marche est une initiative de Gladys Radek, dont la nièce, Tamara Lynn Chipman, a disparu sur la route des larmes il y a 12 ans.

Pendant cinq jours, les familles vont parcourir 350 km sur cette route, le long de laquelle des douzaines de femmes autochtones ont mystérieusement disparu ou ont été retrouvées assassinées.

Manque de transport

Les autorités policières indiquent que, depuis 1969, 18 femmes ou filles ont disparu le long de cette autoroute, mais selon des chefs autochtones, le chiffre réel s'élève probablement à 50.

Les communautés et les réserves des Premières Nations sont rares le long de l’autoroute, et faire du pouce est souvent une solution pour ceux qui voyagent le long de cette artère, route 16, de son nom officiel.

La régie des transports de la Colombie-Britannique espère que deux nouvelles lignes de bus qui relient 400 km de la route des larmes vont permettre des trajets plus sécuritaires.

Malgré les démissions, la commission d’enquête continue

Le périple pour les familles de ces femmes se conclura à Smithers le 26 septembre, emplacement de la prochaine audience de la commission nationale d'enquête des femmes disparues ou assassinées.

Les familles seront rejointes par des commissaires qui siègent à la commission, qui en est à sa deuxième série d'audiences depuis la dernière, à Whitehorse, au Yukon, en mai.

Le gouvernement fédéral a lancé la commission d'enquête l'an dernier pour tenter de faire la lumière sur les multiples disparitions ou meurtres de femmes autochtones depuis 40 ans au Canada. La commission doit durer deux ans et devrait coûter 54 millions de dollars.

Son déroulement a été vivement critiqué lors d'une vague de démissions, dont celle de sa directrice générale, en juin.

Les recommandations finales de la commission seront non contraignantes pour le gouvernement fédéral, comme cela a été le cas pour la commission d'enquête provinciale.

Huit autres audiences sont prévues dans différentes régions du pays.

D'après un reportage de Geneviève Milord

 

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