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Financement temporaire assuré pour aider de jeunes toxicomanes francophones

Une photo d'une maison dans un champ
La Maison Arc-en-Ciel Photo: Stéphanie Jolin
Radio-Canada

Un centre résidentiel de traitement de la toxicomanie pour jeunes hommes francophones, situé à Opasatika dans le nord-est de l'Ontario, continuera à recevoir du financement dans les prochains mois. Le président du conseil d’administration de La Maison Arc-en-Ciel, Ronald Nadeau, a reçu une confirmation verbale lors d’une récente discussion avec des représentants du Réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) du Nord-est, l'organisme qui voit au financement des services de santé.

Un texte de Francis Bouchard

Au cours des derniers mois, les responsables de La Maison Arc-en-Ciel disaient craindre pour la survie du centre.

C'est qu'à compter du 30 septembre, le centre ne recevrait plus son financement versé par La Maison Renaissance, un autre centre de traitement à Hearst.

Selon La Maison Arc-en-ciel, le financement qui lui est accordé a été transféré en 2013 à La Maison Renaissance, dans le cadre d’un projet de fusion qui a été abandonné deux ans plus tard.

Un panneau marque les délimitations du village d'Opasatika.Opasatika est l'une des petites communautés francophones de la route 11, dans le Nord de l'Ontario. Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Les responsables de la Maison Arc-en-Ciel ont refusé de signer un contrat de sous-traitance avec La Maison Renaissance, parce que des frais administratifs imposés aurait gruger 10 % de leur budget.

Ils demandent de recevoir leurs fonds directement sans passer par La Maison Renaissance à compter du 1er octobre.

 On s’est entendu pour que le financement continue sur une base temporaire », affirme Ronald Nadeau, président du conseil d’administration de La Maison Arc-en-Ciel.

Le RLISS a demandé des rencontres entre les représentants des deux centres en présence d’un médiateur.

Ils veulent regarder des options possibles comme la fusion, l’intégration ainsi que la sous-traitance. Entre-temps, ils ont dit que le financement continuerait.

Ronald Nadeau, président du conseil d’administration de La Maison Arc-en-Ciel

Le député de Timmins-Baie James, Gilles Bisson, a réuni les différents partis.

« Le RLISS va travailler avec les deux groupes pour que le financement finalement aille à Arc-en-Ciel », affirme le député.

Gilles Bisson, député provincial de Timmins-Baie JamesGilles Bisson, député provincial de Timmins-Baie James Photo : Radio-Canada

De son côté, la directrice générale de La Maison Renaissance, Danielle Plamondon, affirme que le centre collabore avec le RLISS « pour tenter de trouver la meilleure solution pour toutes les parties ».

Fondé en 1979, le centre offre un programme de traitement résidentiel de trois mois aux jeunes hommes francophones de l’Ontario, âgés de 12 à 24 ans, aux prises avec des problèmes de consommation de drogue ou d’alcool.

La thérapie consiste à faire travailler les jeunes sur une ferme, tout en recevant du counselling.

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