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Une affiche des Grands Ballets refusée par la STM pour incitation à la violence

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Société de transport de Montréal (STM) a refusé, le 25 août dernier, de placarder dans le métro l'affiche du spectacle Stabat Mater des Grands Ballets canadiens de Montréal, la jugeant inacceptable.

Sur l’affiche de Stabat Mater, du sang coule sur le bras et la jambe droite d’une danseuse, dont le pied est cloué. La femme porte un drap qui est lui aussi couvert de sang.

L'affiche du spectacle « Stabat Mater » des Grands Ballets canadiens de MontréalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'affiche de « Stabat Mater » des Grands Ballets

Photo : Sasha Onyshchenko/Kravets Photographics

La STM explique son refus en invoquant deux clauses de l’article 14 des Normes canadiennes de la publicité (NCP) sur les représentations inacceptables :

(b) donner l’impression d’exploiter, de tolérer ou d'inciter de manière réaliste à la violence; ni donner l’impression de tolérer ou d’encourager expressément un comportement physiquement violent ou psychologiquement démoralisant; ni encourager expressément ou montrer une indifférence manifeste à l’égard d’un comportement illicite.

(d) miner la dignité humaine, ou afficher une indifférence manifeste à l’égard d’une conduite ou d’attitudes portant atteinte aux bonnes mœurs courantes au sein d’un important segment de la société, ni de les encourager gratuitement et sans raison.

La STM explique que « dans le cas présent, il a été établi que l’affiche pouvait inciter à la violence » et ajoute qu’elle « déplace un large public varié », qu’elle est « sensible à cette réalité » et que les Grands Ballets peuvent toujours lui soumettre une autre affiche.

Du côté des Grands Ballets, on juge que Stabat Mater est une œuvre qui relate « la douleur insoutenable que ressent la femme à la suite de la perte de son enfant » et on parle de censure de la STM.

« Cette image nous confronte à notre terreur même de la mort que nous préférons éluder. Faire face à la mort, au deuil, à la souffrance, à la douleur nous dérange… Et pourtant, nous ne sommes pas choqués par les images hyper sexualisées de certaines publicités… », déclare dans un communiqué Ivan Cavallari, directeur artistique des Grands Ballets.

La publicité avait été soumise à Astral Affichage le 24 août, précise-t-on aux Grands Ballets. La STM l’a refusée le lendemain. Elle sera cependant affichée à la Place des Arts, dans le journal La Presse et dans le réseau d’Astral Affichage.

Stabat Mater est le premier ballet de la saison 2017-2018 de la troupe montréalaise.

La STM est partenaire des Grands Ballets canadiens de Montréal depuis huit ans.

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