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Une campagne par les jeunes et pour les jeunes pour lutter contre la radicalisation

Herman Deparice-Okomba, directeur général du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence

Herman Deparice-Okomba, directeur général du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence

Photo : Courtoisie / CPRMV

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) et la Commission canadienne pour l'UNESCO lancent une campagne de prévention de la radicalisation dans les écoles et communautés du pays.

La campagne baptisée « Et si j’avais tort ? J’en parle, j’apprends ! » sera déployée principalement au Québec dans 542 écoles secondaires et 62 cégeps, mais comportera aussi une dimension pancanadienne, voire internationale, selon les responsables de l’initiative.

Cette première campagne d’envergure a été pensée et conçue par des jeunes Québécois, souligne le directeur du centre, Herman Deparice-Okomba.

Cette initiative nous démontre qu’en laissant la place aux jeunes, ils peuvent être non seulement les porteurs de solutions créatives, mais surtout des acteurs incontournables en matière de prévention de la radicalisation menant à la violence.

Une citation de : Herman Deparice-Okomba, directeur du Centre pour la prévention de la radicalisation menant à la violence

La stratégie développée par les jeunes s’articule autour d’une vingtaine d’ateliers de sensibilisation et d’activités encadrées par une documentation pédagogique destinée aux professeurs et intervenants sociaux et communautaires.

Un concours artistique de portée internationale pour les 13-35 ans complétera aussi la campagne qui compte sur la participation de 72 municipalités au Canada.

Plus spécifiquement, la campagne qui s’adresse aux adolescents et aux jeunes adultes, abordera les cinq thématiques suivantes : « Je n'ai pas ma place ici », « Un même discours pour tous », « Nous contre eux », « Ça ne me regarde pas » et « Ils sont tous pareils ».

Le but, selon le directeur du centre, est de « favoriser le développement d’un esprit critique et le processus de résilience des adolescents et des jeunes adultes face aux dangers des discours radicalisant et extrémistes ».

Une approche qu’appuie l’Organisation des Nations unies par le biais de l’UNESCO, qui est partenaire du projet.

« Si l'école a un rôle indéniable à jouer dans le développement de l'esprit critique des jeunes et la promotion du vivre ensemble, il faut aussi encourager d'autres espaces de dialogue au sein des communautés. », a expliqué Sébastien Goupil, Secrétaire général de la Commission canadienne pour l'UNESCO.

Cette campagne nous démontre toute l’importance du CPRMV pour Montréal et le Québec. Dans le contexte actuel, il est plus nécessaire que jamais que chacun d’entre nous, face à des jugements faciles ou des opinions souvent facilement arrêtées, se demande : " Et si j’avais tort ?"

Une citation de : Denis Coderre, maire de Montréal

Rappelons que l'administration du maire Coderre a été la première dans le monde à mettre sur pied un centre de prévention de la radicalisation, en mars 2015.

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