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L'Ontario prévoit vendre la marijuana à usage récréatif 10 $ le gramme

Vue générale des quelques plants de marijuana

Des plants de marijuana

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre des Finances, Charles Sousa, a expliqué lors d'une mêlée de presse que vendre le cannabis à usage récréatif 10 $ le gramme était actuellement l'option étudiée par le gouvernement.

Le gouvernement souhaite trouver le meilleur équilibre possible, a précisé M. Sousa.

Le prix doit donc être « raisonnable » pour faire compétition au marché noir. Il ne doit toutefois pas être dérisoire, pour s'assurer que les gens consomment le cannabis de façon responsable, estime le gouvernement.

L'objectif est d'avoir une certaine uniformité des prix à travers le Canada [...] et de veiller à ce que le cannabis ne soit pas trop coûteux. Nous voulons éviter [que les gens aient recours au] marché noir.

Une citation de : Charles Sousa, ministre des Finances de l'Ontario

Le ministre des Finances indique que le prix de 10 $ le gramme est actuellement pris en considération. C'est le prix qui sera vraisemblablement également affiché au Nouveau-Brunswick.

Une rencontre entre les ministres des Finances provinciaux, territoriaux et celui du fédéral doit aussi avoir lieu plus tard cet automne.

Revenus de la vente de cannabis

En ce qui concerne les revenus engendrés par la vente de la marijuana, M. Sousa affirme qu'il n'a toujours rien indiqué dans son budget.

Il veut d'abord évaluer les coûts réels de la mise en oeuvre de la vente de la plante verte. Seront pris en compte : les coûts de distribution, d'éducation, de soutien ainsi que les coûts de contrôle et d'application de la loi.

M. Sousa affirme toutefois qu'envisager un revenu brut de 100 millions de dollars par année pour la province est tout à fait possible.

« Ce n'est pas ridicule d'envisager de tels revenus, si nous examinons ceux engendrés par les états américains [qui ont légalisé le cannabis], et ce nombre pourrait même être plus élevé », a-t-il ajouté.

L'avis des partis d'opposition

De son côté, le chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, Patrick Brown, a reconnu que la priorité devait être d'empêcher le marché noir de proliférer. Il a toutefois quelque peu nuancé son enthousiasme, en se montrant plus sceptique quant aux revenus engendrés par la province.

« J'espère que cela ne va pas engendrer de nouveaux gros coûts pour l'Ontario », a-t-il dit.

La chef du NPD provincial, Andrea Horwath, estime pour sa part que le prix devra être équilibré entre, d'un côté, la responsabilité sociale de ne pas encourager les jeunes à consommer et, de l'autre côté, la préoccupation de régler le problème de la vente illégale.

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