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Un sommeil de courte durée et de pauvre qualité est courant chez les adultes

Photo : iStock

Radio-Canada

Le tiers des Canadiens âgés de 18 à 64 ans ne dorment pas le nombre d'heures recommandé et environ la moitié des adultes déclarent avoir du mal à s'endormir ou à rester endormis, selon un rapport de Statistique Canada.

Un texte d'Anaïs Brasier

L’étude est fondée sur les réponses de 10 976 Canadiens âgés de 18 à 79 ans qui ont participé à l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé entre 2007 et 2013.

Le nombre d’heures de sommeil recommandé pour les adultes se situe entre sept et neuf heures.

Les résultats de l’étude démontrent que le tiers des Canadiens âgés de 18 à 64 ans affirment dormir moins que ce nombre d’heures, donc moins de sept heures par nuit.

 

Selon Jean-Michel Ménard, thérapeute respiratoire et propriétaire de la Clinique du sommeil de Moncton, les stimulants quotidiens du 21e siècle sont en cause.

« Beaucoup d'électronique se retrouve dans les chambres à coucher, donc ça empêche de tomber endormi naturellement et ça va aussi stimuler le nerf optique, explique-t-il. Avec toute cette lumière, le cerveau ne pense pas que c'est la nuit. »

Différences selon le sexe et l'argent

En moyenne, les Canadiens adultes de 18 à 64 ans dorment 7,12 heures, mais une différence existe entre les hommes (7 heures) et les femmes (7,24 heures).

Cette différence entre les sexes n’existe pas chez les personnes âgées de 65 ans et plus.

Par contre, une différence existe sur le plan des revenus. Les Canadiens de 65 ans et plus ayant un revenu de ménage élevé (80 000 $ et plus) sont plus susceptibles de dormir le nombre d’heures recommandé que ceux ayant un faible revenu de ménage (40 000 $ et moins).

 

La tendance relativement au niveau de scolarité était similaire, sans toutefois atteindre le seuil de signification statistique.

Pauvre qualité du sommeil

Près de la moitié des Canadiens de 18 à 64 ans affirment avoir du mal à s’endormir ou à rester endormis parfois, la plupart du temps ou tout le temps.

Cette difficulté est beaucoup plus présente chez les femmes (55 %) que chez les hommes (43 %).

 

Enfin, les Canadiens qui dorment le nombre d’heures recommandé déclarent avoir un sommeil de meilleure qualité que les personnes qui dorment moins ou plus qu’entre sept et neuf heures.

Des effets sur la santé à court et à long terme

Les adultes doivent avoir entre sept et neuf heures de « bon sommeil » toutes les nuits, souligne Jean-Michel Ménard.

Si c'est moins que ça, on va avoir des problèmes au niveau cognitif, comme des troubles de mémoire, des manques de concentration, peut-être de l'irritabilité. Si on a moins de quatre heures par nuit, là on tombe vraiment dans les problèmes métaboliques au niveau du corps.

Jean-Michel Ménard

À long terme, les problèmes peuvent devenir plus sérieux. Les gens peuvent même éprouver des symptômes de dépression, explique Jean-Michel Ménard. « Et ça, c'est sans compter les risques de s'endormir au volant et les accidents de la route ».

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