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Déjà 35 homicides à Edmonton, mais les experts se veulent rassurants

Une auto-patrouille du Service de police d'Edmonton

Une auto-patrouille du Service de police d'Edmonton

Photo : CBC

Radio-Canada

Sommes-nous en train de vivre une des années les plus meurtrières à Edmonton? Déjà, 35 homicides ont été commis dans la capitale albertaine depuis le début de l'année, sans compter deux autres morts suspectes survenues ces derniers jours. Des experts modèrent toutefois les craintes.

Un texte de Nicolas Pelletier

En moyenne, c'est ainsi un meurtre par semaine qui est survenu dans la ville en 2017. Des chiffres déplorables, car chaque meurtre est une tragédie, mais qui n'ont rien d'alarmant, selon Keith Spencer, criminologue retraité de l'Université de l'Alberta.

Le nombre d’homicides n'a pas doublé ou triplé par rapport aux années précédentes; il n’y a pas d’augmentation draconienne.

Keith Spencer, ancien criminologue à l'Université de l'Alberta

L'an dernier, Statistique Canada en signalait 47, ce qui a fait de la capitale albertaine la deuxième ville ayant le plus haut taux d'homicides du pays, après Thunder Bay, en Ontario.

Selon les chiffres de la police, il y a eu 33 meurtres en 2015, et 35, en 2016.

Les leçons de 2011

Le record d’homicides en une année à Edmonton a été atteint en 2011, avec 48 homicides.

Sandy Jung à l'hôtel de ville d'EdmontonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La professeure Sandy Jung a préparé l'étude sur les agressions sexuelles pour la police d'Edmonton.

Photo : Radio-Canada

À la demande de la police, la professeure en psychologie Sandy Jung, de l'Université MacEwan, avait alors réalisé une étude où elle avait analysé les scènes de crime.

Elle a découvert que, dans la majorité des cas, les auteurs des meurtres consommaient de l’alcool, avaient des antécédents judiciaires problématiques, avaient un faible niveau de scolarité et étaient fréquemment sans emploi.

Ça nous a donné une idée des problèmes à cibler, mais aucun de ces facteurs, à lui seul, n’est responsable du nombre élevé d’homicides cette année-là.

Sandy Jung, professeure en psychologie, Université MacEwan

Keith Spencer croit que des facteurs démographiques et économiques peuvent aussi mettre en lumière la raison pour laquelle Edmonton a un taux élevé de crimes violents.

Il cite les problèmes de dépendance et l’isolement, ainsi qu'« un marché de la drogue et de la prostitution très compétitif et en croissance, dont des groupes organisés se disputent violemment le contrôle ».

« Il ne faut pas oublier la pauvreté chronique des populations vulnérables, notamment les Autochtones », ajoute quant à lui Irvin Waller, professeur en criminologie à l’Université d’Ottawa.

À son avis, le problème d’Edmonton est surtout dû à « un manque d’intérêt à prévenir les homicides », par exemple en s’attaquant sérieusement aux problèmes cernés par les experts.

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