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Accord nucléaire iranien : une « honte » pour les États-Unis

Le président américain Donald Trump s'adresse à l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

Le président américain Donald Trump s'adresse à l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

Photo : La Presse canadienne / Seth Wenig

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après Donald Trump, c'est maintenant au tour de Rex Tillerson de critiquer l'accord sur le nucléaire iranien. Le secrétaire d'État américain a estimé mardi que l'accord devait être amendé, faute de quoi les États-Unis ne pourraient continuer d'y participer.

Le président américain a laissé entendre mardi, à la tribune des Nations unies, qu'il pourrait dénoncer à la mi-octobre l'accord conclu en 2015 après 12 années de longues et complexes négociations entre l'Iran et six grandes puissances, dont les États-Unis.

Donald Trump a qualifié la République islamique d'« État-voyou économiquement aux abois » exportant la violence et a dénoncé un accord injuste. « Cet accord est une honte pour les États-Unis, et je ne pense pas que ce soit la dernière fois que vous en entendrez parler, croyez-moi », a-t-il déclaré.

En écho à ces propos, le chef de la diplomatie américaine est allé plus loin sur le plateau de la chaîne de télévision Fox News, où il a estimé que l'accord devait être changé pour que les États-Unis puissent continuer à en faire partie.

Rex Tillerson s'est dit particulièrement inquiet de certaines clauses, qui prévoient de lever avec le temps les restrictions au programme atomique de Téhéran.

« Si nous restons dans l'accord iranien, il faut que des changements y soient apportés. Les clauses "sunset" ne représentent pas une bonne manière d'avancer », a-t-il dit, dénonçant des dispositions repoussant le problème.

L'accord impose des restrictions sur la production d'uranium enrichi de l'Iran afin de garantir pendant 10 ans l'impossibilité de l'accès à l'arme nucléaire en moins d'un an.

À la même tribune des Nations unies, le président français Emmanuel Macron a pris le contrepied de Donald Trump sur l'Iran. Il a estimé que dénoncer l'accord serait une lourde erreur et a demandé à le compléter pour encadrer l'activité balistique du pays et la situation après 2025.

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a estimé quant à lui que l'accord devait être modifié, afin d'éliminer ces clauses, ou carrément abandonné.

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