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L’entente sur l’éducation francophone en Saskatchewan

Des élèves assis en classe lèvent la main devant leur enseignante.
Le directeur général de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF), Roger Paul, estime que l'entente stratégique permettrait au Conseil scolaire fransaskois (CSF) de faire connaître les enjeux auxquels les écoles fransaskoises font face. Photo: iStock
Radio-Canada

Alors que Patrimoine canadien a rendu publique une entente sur l'éducation francophone, le directeur général de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF), Roger Paul, estime que cette entente permettrait au Conseil scolaire fransaskois (CSF) de faire connaître les enjeux auxquels les écoles fransaskoises font face, notamment leur financement.

C’est une entente « historique », selon Roger Paul, puisque le gouvernement fédéral s'engage à consulter les conseils scolaires francophones, les communautés et les parents lors de discussions concernant les dossiers qui les touchent en matière d'éducation, mais il doit aussi rendre des comptes.

Patrimoine canadien a l’obligation et ce n’est pas juste une obligation - ils sont en accord avec l’entente stratégique - de présenter les priorités aux membres du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada, auquel participe votre ministre de l’Éducation [de la Saskatchewan].

Roger Paul, directeur général de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones

Selon le directeur général de la FNCSF, l’entente est importante en matière des « coûts supplémentaires » dont la définition saskatchewanaise ne correspond pas complètement à celle de l’ensemble du pays dans les ministères de l’Éducation. En effet, l’éducation en français de langue première coûte plus cher que l’éducation en immersion française, explique M. Paul. La Saskatchewan est alors l’une des provinces qui ne reconnaissent pas que l’éducation du français comme langue première coûte plus cher.

Ça [l’entente] pourrait aider dans les discussions à venir entre le conseil scolaire et le ministère de l’Éducation.

Roger Paul, directeur général de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones

De plus, l’argent donné par le ministère du Patrimoine canadien à une province pour l’éducation du français comme langue première doit être de 60 %, et pour l’immersion française de 40 %. En province, le gouvernement saskatchewanais fait exactement le contraire, ajoute le directeur général de la FNCSF, soit 40 % du budget pour le français comme langue première et 60 % pour l’immersion française.

C’est inacceptable. Le Conseil scolaire a le droit de revendiquer la bonne formule de financement tel que préconisé par Patrimoine canadien.

Roger Paul, directeur général de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones

Il espère que le gouvernement de la Saskatchewan va de lui-même respecter l’entente stratégique sur l’éducation francophone. Par contre, il invite le Conseil scolaire fransaskois à faire pression et à demander une rencontre avec le gouvernement de la province.

L’entente stratégique a été rendue publique le jeudi 14 septembre. Cette nouvelle entente s’est conclue entre Patrimoine Canada et la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF), la Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) du Canada et la Commission nationale des parents francophones (CNPF).

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