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Mieux soigner les femmes en prison réduit la récidive, selon une étude

Couloir d'une prison
Prison Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Afin de réduire le taux de récidives, les femmes incarcérées ont besoin d'être soignées pour leurs traumatismes, leurs dépendances et leurs maladies chroniques, affirme une étude de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

« Les secteurs de la santé et de l’éducation doivent travailler ensemble avec le système de justice pénale pour que la prison cesse d’être une porte tournante pour les femmes », dit Patricia Janssen, professeure à l'UBC dans le département de Population et de Santé publique.

Les auteurs de l’étude ont interviewé 400 femmes ayant quitté le centre correctionnel Alouette, en Colombie-Britannique, entre 2008 et 2010. Les résultats révèlent qu’un grand nombre d'entre elles souffrent non seulement de problèmes de santé mentale et de dépendances, mais aussi de maladies chroniques comme le diabète, l’hépatite C et des problèmes dentaires.

Selon les chercheurs, une fois en liberté, les femmes n’ont pas de médecin de famille et ne peuvent pas se payer un rendez-vous chez le dentiste. Cette situation entraînerait un retour aux drogues pour soulager leur douleur et mènerait à des comportements criminels.

Mo Korchinski, coauteure de l’étude, a elle-même été incarcérée. « [La réincarcération] est liée à la pauvreté [...] Ces femmes n’ont pas d’instruction et finissent souvent en étant exploitées dans le trafic de drogues ou le trafic sexuel », dit-elle.

Avec l’aide de l'UBC, Mme Korchinski a commencé un programme de mentorat qui a jusqu’à présent aidé plus de 300 femmes à trouver un logement, des vêtements et à se nourrir. L’efficacité du programme est encore à l’étude.

Avec les informations de La Presse canadienne

Colombie-Britannique et Yukon

Société