•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'ACF déçue par les candidats à la course à la direction du Parti saskatchewanais

Les candidats à la course à la direction du Parti saskatchewanais

Les candidats à la course à la direction du Parti saskatchewanais

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les cinq candidats qui se sont lancés dans la course à la direction du Parti saskatchewanais se sont exprimés sur leur relation avec le français, leurs engagements face aux Fransaskois et les défis présents au sein de la communauté fransaskoise. L'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) juge que les engagements des candidats à la direction du Parti saskatchewanais sont peu concrets et même décevants.

La présidente de l'ACF, Françoise Sigur-Cloutier, affirme que la communauté fransaskoise a beaucoup d'attentes envers le prochain premier ministre de la province, mais qu'elle reste cependant réaliste.

Selon elle, il est important que le prochain premier ministre comprenne et reconnaisse l'importance et la contribution de la communauté fransaskoise en Saskatchewan. Elle ajoute que l'enjeu le plus important pour la communauté est l'éducation en français.

Le financement adéquat du système scolaire francophone en province est littéralement une question de survie pour la communauté fransaskoise, selon l’ACF. Par contre, aucun candidat ne s'est clairement engagé à investir davantage dans les écoles francophones, ce qui ne surprend pas Françoise Sigur-Cloutier.

Moi je ne peux pas voir qu'avec [seulement] du dialogue et de la bonne volonté soi-disant, on va arriver à quoi que ce soit qui soit acceptable à la communauté fransaskoise.

Une citation de : Françoise Sigur-Cloutier, présidente de l'Assemblée communautaire fransaskoise

Promettre de rencontrer les représentants de la communauté fransaskoise, comme l’ont mentionné tous les candidats du Parti saskatchewanais, n’est pas suffisant, explique la présidente sortante de l'ACF.

Elle affirme que la communauté fransaskoise va devoir se mobiliser pour faire valoir ses droits quant à l'éducation, devant le prochain premier ministre, qui va être élu en fin janvier.


Tina Beaudry-Mellor

Anciennement ministre des Services sociaux et de la Condition féminine

La mère de Tina Beaudry-Mellor est francophone. Celle-ci a notamment appris le français avec ses grands-parents maternels qui vivaient dans le quartier de Saint-Boniface, à Winnipeg. Par contre, c’est avec le manque de pratique qu’elle a perdu son français, après la mort de sa grand-mère. Elle dit quand même pouvoir le parler un peu. Elle a donc mis ses deux enfants en classe d'immersion française.

Lorsque Radio-Canada a mentionné que le besoin le plus pressant, selon l'Assemblée communautaire fransaskoise, est le réinvestissement dans l’éducation francophone, Tina Beaudry-Mellor a répondu que ce n’est pas ce que ses électeurs lui disent. Par contre, elle se dit ouverte et à l’écoute des besoins des Fransaskois.

Tina Beaudry-Mellor trouve que le problème le plus pressant pour la communauté fransaskoise est sa visibilité. Avec l’immigration, le français devient, selon elle, une langue minoritaire parmi d’autres en Saskatchewan.

Le français est l'une de nos deux langues officielles [au Canada] et c'est toujours important.

Une citation de : Tina Beaudry-Mellor, candidate à la course à la direction du Parti saskatchewanais

Si elle est élue chef du Parti saskatchewanais, elle souhaite rencontrer les représentants de la communauté fransaskoise et faire participer la communauté au développement économique de la province. Pour elle, le multilinguisme est un atout pour l’exportation.


Gordon Wyant
Anciennement ministre de la Justice et procureur général

Gordon Wyant explique qu’à travers ses responsabilités en tant que ministre de la Justice, ainsi que procureur général, il a appris à connaître la communauté fransaskoise. En effet, une entente avec la communauté fransaskoise a fait en sorte que les lois de la province ont été traduites en français sous sa gouverne.

Ayant participé aux discussions du gouvernement de Brad Wall pour trouver une formule de financement appropriée, la question la plus importante pour la communauté fransaskoise est, selon lui, le financement du système scolaire francophone. La province doit également répondre à son obligation constitutionnelle d’assurer un financement adéquat.

Bien sûr, nous avons des défis en raison de notre budget provincial, mais je crois que nous devons nous assurer d'avoir un dialogue honnête et respectueux pour répondre aux besoins du gouvernement et de l'éducation francophone.

Une citation de : Gordon Wyant, candidat à la course à la direction du Parti saskatchewanais

Il dit s’engager à rencontrer les représentants de la communauté fransaskoise, s'il est élu chef du parti.


Ken Cheveldayoff 
Anciennement ministre des Parcs, de la Culture et des Sports

Ken Cheveldayoff a appris le français en travaillant comme page à la Chambre des communes, français qu’il a perdu avec le temps. Il a envoyé ses deux enfants à l’école d’immersion française et affirme qu’ils sont bilingues.

Il estime bien connaître la communauté francophone de la province et pense que le plus grand défi est la visibilité.

Notre province a une facette multilingue. Préserver la langue et la culture est important pour les Fransaskois et je crois qu'ils font un très bon travail.

Une citation de : Ken Cheveldayoff, candidat à la course à la direction du Parti saskatchewanais

Ken Cheveldayoff appuie l’éducation française qui est un droit constitutionnel. Il souhaite également rencontrer les représentants de la communauté fransaskoise s’il est élu chef du parti.


Scott Moe  
Anciennement ministre de l’Environnement, de l’Agence de la sécurité de l’eau et l’Agence de l’eau

Scott Moe a grandi à Debden, situé à 194 km au nord de Saskatoon. Debden comprend une petite communauté francophone, et Scott Moe affirme qu’il a énormément appris sur cette dernière à travers ses amis.

Grâce à son expérience en tant que ministre de l’Enseignement supérieur, il croit que l'éducation et le maintien de la culture et de l'histoire fransaskoise sont les plus grandes priorités de la communauté. Il souligne que l’investissement dans l’éducation francophone a considérablement augmenté en 10 ans.

Depuis que notre gouvernement a pris le pouvoir, le budget du Conseil des écoles fransaskoises (CEF) a augmenté de 117 %, de 14 M$ à plus de 32 M$. En même temps, le taux d'inscriptions a augmenté de 48 %. Il y a aussi eu un investissement important de 20 M$ à l'École Monseigneur de Laval. Si je suis élu chef du Parti saskatchewanais et premier ministre, je vais continuer à appuyer les programmes d'éducation et les services en français.

Une citation de : Scott Moe, candidat à la course à la direction du Parti saskatchewanais

Alanna Koch
Anciennement sous-ministre du premier ministre Brad Wall

Alanna Koch admet qu’elle connaît peu la communauté fransaskoise, mais souhaite rencontrer ses représentants pour discuter et comprendre quels sont les problèmes auxquels la communauté fait face, et ainsi trouver des solutions pour l’aider à les surmonter.

Je vais clairement discuter avec tous les Saskatchewanais une fois que j'aurai été élue chef. Je veux m'assurer que je me rends disponible pour les écouter. Les Fransaskois font clairement partie de la liste d'organismes et de communautés avec lesquels je veux m'asseoir pour établir une relation.

Une citation de : Alanna Koch, candidate à la course à la direction du Parti saskatchewanais

Elle rappelle que la communauté fransaskoise a été satisfaite de l’augmentation de l’offre des services en ligne en français par le biais du site gouvernemental Bonjour Saskatchewan!

Le Parti saskatchewanais va élire son prochain chef le 27 janvier.

Avec les informations d'Audrey Neveu

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !