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Nombre record de cas retenus par la DPJ en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine

enfant DPJ

enfant DPJ

Photo : CIUSSS

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les signalements retenus par la Direction de la protection de la jeunesse ont atteint, en 2017, un niveau record en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Ces dénonciations ont été faites principalement à la suite de négligence ou de mauvais traitements.

Un texte de Martin Toulgoat

Cette augmentation confirme une tendance présente depuis quelques années au Québec, alors que  les signalements jugés fondés sont en augmentation.

Tableau: Sur un total de 1489 signalements, 697 ont été retenus. Une hausse de 10% par rapport à 2016. La majorité des signalements ont été faits dans les MRC de Bonaventure-Avignon et Haute-Gaspésie.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nombre record de signalements à la DPJ Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Photo : Radio-Canada

Difficile d’en expliquer les causes, mais chose certaine, l’organisme souhaite renverser cette tendance.

« L’idée c’est toujours de viser la première ligne, les CLSC doivent être les premiers filets d’intervention. »

— Une citation de  Diane Perron, directrice, DPJ Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.
Diane Perron, directrice de la DPJ Gaspésie-Îles-de-la-MadeleineAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Diane Perron, directrice de la DPJ Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Photo : Radio-Canada

Puisque le premier objectif est de réussir à maintenir les enfants et les adolescents dans leur famille biologique.

« Oui, on a des enfants dans des familles d’accueil et en centres de réadaptation, mais le gros du travail, c’est de voir avec les familles pour que les enfants restent chez eux », ajoute Mme Perron.

Les signalements qui ne sont pas retenus sont soit invalides, soit simplement pris en charge par d’autres services afin d’accompagner les familles.

Les Directions de la protection de la jeunesse du Québec (DPJ) souhaitent profiter de leur bilan 2017 pour sensibiliser la population aux réalités reliées à l'adolescence Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les Directions de la protection de la jeunesse du Québec (DPJ) souhaitent profiter de leur bilan 2017 pour sensibiliser la population aux réalités reliées à l'adolescence

Photo : Radio-Canada

Comme ailleurs au Québec, ce sont la négligence, les sévices corporels et les mauvais traitements psychologiques qui représentent la majorité des signalements.

Même s'il n'y a pas de raisons précises pour expliquer l'augmentation de cas retenus, la DPJ note toutefois que la dévitalisation économique dans certaines MRC, pourrait expliquer ce triste record qui touche la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

« Je pense que c’est quelque chose qui peut avoir un impact, effectivement, parce que sur 30 MRC dévitalisées au Québec sur le plan socio-économique, on en a trois, donc c’est quand même significatif. »

— Une citation de  Diane Perron, directrice, DPJ Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Pénurie de personnel

La DPJ Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine est aussi touchée par un important roulement de personnel et par de nombreux congés de maladie et congés parentaux.

L’organisation se défend de pouvoir offrir les mêmes services, mais reconnait que la situation amène une surcharge de travail pour les employés en place, principalement des travailleurs sociaux.

« Je vous dirais que ça représente un défi, lance la gestionnaire. Quand les départs sont planifiés, on peut mettre quelqu’un d’autre rapidement avec l’aide de notre service des ressources humaines, mais quand ce n’est pas planifié, c’est sûr que ça va demander à des équipes de prendre des dossiers d’enfants en surplus. »

En mars dernier, le pourcentage de la masse salariale dédié à l'assurance-salaire atteignait 6 % à la direction de protection de la jeunesse en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

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