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Pornographie juvénile et iPhone font bon ménage, selon un sergent-détective

Les appareils mobiles comme l'iPhone ont la cote auprès des cyberprédateurs selon un policier de Saskatoon.
Les appareils mobiles comme l'iPhone ont la cote auprès des cyberprédateurs selon un policier de Saskatoon. Photo: iStock / pkreadsalot
Radio-Canada

Les appareils mobiles comme l'iPhone donnent du fil à retordre aux autorités, selon le sergent-détective Joel Bautista de Saskatoon. Il signale que les prédateurs de pornographie juvénile « aiment l'iPhone » parce que sa technologie est avancée et facile d'utilisation.

« La majorité de nos cyberprésdateurs utilisent un appareil mobile », indique le sergent Bautista. Ce policier travaille aussi au sein du service contre l’exploitation des enfants sur Internet en Saskatchewan. Il explique que les systèmes de sécurité des appareils comme l’iPhone sont avancés et qu’il est difficile de les détourner.

Le sergent-détective Joel Bautista de SaskatoonLe sergent-détective Joel Bautista de Saskatoon estime que les appareils mobiles représentent tout ce dont un cyberprédateur a besoin. Photo : Radio-Canada

Joel Bautista croit que la transition vers l'utilisation du iPhone par les délinquants sexuels a commencé il y a cinq ans.

Auparavant, les cyberprédateurs devaient posséder des compétences informatiques pour être en mesure de télécharger de la pornographie juvénile sur leur ordinateur sans se faire prendre, d’après le sergent-détective. Il précise que ces prédateurs devaient rester à l’affût des mises à jour. Les mises à jour de l'appareil iPhone sont par contre automatiques, comme le fait remarquer M. Bautista.

Droit à la vie privée versus les enquêtes

Afin d’être en mesure d’accéder au contenu de l’appareil mobile, les enquêteurs doivent obtenir le code d’accès de l’appareil. Or, le nombre de combinaisons possibles est immense. Les usagers peuvent également sélectionner une option sur leur appareil qui permet d’effacer les données qui s’y trouvent, et ce, après 10 tentatives infructueuses dans le but de le déverrouiller.

Joel Bautista de Saskatoon admet que les appareils mobiles causent de grands défis aux enquêteurs.

Et avant même de pouvoir tenter de déverrouiller les appareils mobiles, la question éthique s’impose, comme le souligne David Williams, un professeur associé au département de marketing de l’Université de la Saskatchewan. M. Williams croit que la technologie est toujours en avance sur la loi.

La compagnie Apple assure n'avoir jamais déverrouillé un appareil iPhone dans un processus d’application de la loi. Ceci est écrit sur le site web de la compagnie. Par ailleurs, Apple n’a pas accepté les demandes d’entrevue de CBC sur ce sujet, en soulignant que les réponses aux questions du journaliste se trouvent sur le site d'Apple.

La compagnie estime que les cybercriminels sont toujours à la recherche de nouvelles méthodes pour déjouer les systèmes de sécurité du iPhone. C’est d’ailleurs la raison donnée, toujours sur le site web d’Apple, pour expliquer pourquoi il est si difficile de déverrouiller les appareils mobiles de la compagnie.

Le sergent-détective Joel Bautista indique toutefois que la police de Saskatoon entretient des relations continues avec Apple. Même si ll'entreprise n’est pas en mesure de déverrouiller un appareil, il soutient qu'Apple peut les aider à mieux comprendre les nouvelles technologies du iPhone.

Avec les informations de Dan Zakreski de CBC Saskatoon

Saskatchewan

Crimes et délits