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Un vétéran saskatchewanais marche à Ottawa contre la méfloquine

Dave Bona porte une casquette, des lunettes et n'a pas de barbe.

Dave Bona dit qu'il a été traité pendant 25 ans pour le syndrome de stress post-traumatique. Il a découvert en 2014 qu'il souffrait plutôt des effets secondaires de la méfloquine.

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un ancien militaire va parler de ses problèmes de paranoïa, d'anxiété et d'idées suicidaires mardi à Ottawa, à l'occasion d'un rassemblement dont l'objectif est de pousser le gouvernement fédéral à aider les soldats qui subissent les effets secondaires de la méfloquine.

Ce médicament antipaludéen était obligatoire pour tout soldat qui participait à la mission en Somalie en 1992.

Dave Bona, un vétéran des Forces armées canadiennes qui s'est rendu en Somalie et au Rwanda, a pris de la méfloquine pour la première fois en 1992.

Dès la première fois que j'ai pris le médicament, je me suis immédiatement senti malade et ce soir-là, j'ai eu ma première crise.

Une citation de : Dave Bona, vétéran des Forces armées canadiennes

Dave Bona signale une courte perte de la vision et de l’étourdissement comme premiers symptômes, mais il ajoute que les symptômes n’ont fait qu’empirer une fois qu'il est arrivé en Somalie.

Il dit également que ses confrères avaient des comportements étranges, citant un cas où il a vu un membre de l'armée tirer au hasard sur un petit oiseau.

M. Bona dit qu’il a eu plusieurs crises d’angoisse et des excès de colère.

J'ai perdu ma capacité de gérer ma colère.

Une citation de : Dave Bona, vétéran des Forces armées canadiennes

Craignant de perdre son travail, M. Bona dit qu’il a omis de signaler son état sur son lieu de travail.

Il explique qu'après son retour, il a été soigné pendant 25 ans contre le stress post-traumatique. Il a découvert en 2014 qu'il souffrait plutôt des effets secondaires de la méfloquine. M.  Bona croit que de nombreux anciens combattants sont traités pour le syndrome de stress post-traumatique alors qu’ils souffrent des effets de la méfloquine.

M. Bona dit qu'il a senti une nette amélioration de son état de santé seulement trois mois après le début d’un nouveau traitement.

Parmi mes symptômes, il y avait la dépression sévère découlant de la prise du médicament, Depuis trois ans, j'ai commencé à suivre un traitement pour une lésion cérébrale traumatique.

Une citation de : Dave Bona, vétéran des Forces armées canadiennes

Le ministère de la Défense nationale a déclaré qu'un examen de l'utilisation de la méfloquine dans les Forces armées canadiennes se déroule actuellement et qu'aucune autre information ne serait disponible jusqu'à ce qu'il soit terminé.

Toutefois, M. Bona somme le gouvernement d'accélérer l'examen afin que le gouvernement fédéral puisse fournir un diagnostic et un traitement pour les anciens combattants touchés.

Une manifestation aux côtés de Marj Matchee

M. Bona participera à la manifestation avec Marj Matchee.

Marj Matchee en répondant aux question du journaliste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

25 ans plus tard, Marj Matchee reste persuadée que c'est la méfloquine qui a poussé son mari à la folie meurtrière.

Photo : CBC / Don Sommers

Le mari de cette dernière, l'ex-caporal-chef Clayton Matchee, a été accusé de meurtre et de torture au deuxième degré dans le décès de Shidane Abukar Arone. L'adolescent de 16 ans avait été accusé d'avoir tenté de pénétrer dans le complexe des Forces canadiennes.

Les accusations contre M. Matchee ont été abandonnées plus de 10 ans après leur prononcé parce qu'il avait été jugé inapte à subir son procès.

Marj Matchee demande au gouvernement fédéral de rouvrir l'enquête sur la mission en Somalie.

Tous les autres pays, à l'exception du Canada, ont interdit ce médicament. Le Canada devrait suivre le pas, mais la seule raison pour laquelle ils ne le font pas c’est parce qu'ils ne veulent pas faire face aux évènements qui se sont déroulés en Somalie.

Une citation de : Marj Matchee

Le ministère de la Défense nationale a déclaré cette semaine qu'il n'a pas l'intention d'ouvrir une enquête sur l'utilisation de la méfloquine en Somalie.

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