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Le Canada refuse de commenter les tensions entourant le référendum catalan

Des centaines de milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Barcelone lundi à l'occasion de la Diada, la fête nationale de la Catalogne. Nombreux sont ceux qui en ont profité pour afficher leur appui à l'indépendance de la région.

Des centaines de milliers de personnes ont célébré la fête nationale de la Catalogne, à Barcelone, le 13 septembre.

Photo : Getty Images / Sandra Montanez

La Presse canadienne

La situation actuelle entourant la tenue d'un référendum d'autodétermination de la Catalogne regarde les Espagnols, a plaidé la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, refusant de commenter explicitement les tensions grandissantes entre le gouvernement catalan et le gouvernement central de Madrid.

« Pour le Canada, la question de la [Catalogne] relève des affaires internes de l'Espagne. Nous souhaitons qu'une solution aux débats internes du pays soit trouvée dans l'harmonie et le respect de son cadre constitutionnel », a indiqué la diplomate en chef du pays.

Le député bloquiste Xavier Barsalou-Duval venait d'enjoindre le gouvernement libéral à dénoncer « le régime de terreur du gouvernement espagnol », qui a juré de tout faire pour empêcher la consultation populaire prévue le 1er octobre prochain.

« La répression qui est exercée par Madrid enfreint les principes démocratiques les plus fondamentaux : descente de police dans les salles de rédaction des médias, un million de tracts saisis, 700 élus menacés d'aller en prison », s'est-il indigné.

« Où est-ce que ça va s'arrêter? Des bulletins de vote volés au bout du fusil? », a poursuivi le député.

À l'issue de la période des questions en Chambre, lundi après-midi, le premier ministre Justin Trudeau a pour sa part quitté le parlement en refusant de répondre aux questions portant sur la situation catalane.

Le gouvernement de Mariano Rajoy a multiplié les démonstrations de force et les menaces au cours des derniers jours pour empêcher la tenue du référendum d'autodétermination, interdit par la Cour constitutionnelle espagnole.

Le procureur général de l'Espagne enquête sur les quelque 700 maires catalans prêts à rendre leurs locaux municipaux disponibles pour le vote, et la police paramilitaire a confisqué dimanche plus d'un million d'affiches, brochures et prospectus faisant la promotion du référendum.

De son côté, s'il se dit « personnellement préoccupé » par la situation en Espagne, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a fait valoir en point de presse que « d'État à État, c'est très difficile » de « donner des leçons » sur ces questions.

Il a néanmoins souligné que l'Espagne n'avait pas « une histoire démocratique profonde » et que « les réflexes » démocratiques n'y sont donc pas les mêmes, en faisant référence aux années de dictature franquiste.

Au courant de la fin de semaine, le gouvernement de l'Écosse, dirigé par les indépendantistes, a invité le gouvernement espagnol à s'inspirer de l'Accord d'Édimbourg, qui a ouvert la voie à la tenue du référendum écossais sur l'indépendance de 2014.

« La décision sur l'avenir de la Catalogne appartient à sa population, et les gouvernements catalan et espagnol ont parfaitement le droit de prendre position pour ou contre l'indépendance », a déclaré Fiona Hyslop, secrétaire aux Affaires étrangères.

« Cependant, tous les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes et de choisir la forme de gouvernement qui correspond le mieux à leurs besoins, un principe qui est enchâssé dans la Charte des Nations unies », a-t-elle ajouté dans cette déclaration publiée samedi dernier.

Les Écossais ont rejeté l'indépendance dans une proportion de 55,4 % en septembre 2014. Selon les sondages, les quelque 7,5 millions de Catalans sont divisés sur la question de la sécession.

 

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