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Des restaurants ferment, faute de personnel

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La bâtisse déserte du Placard à Poutine

Le Placard à Poutine a fermé après deux ans d'opération, malgré la rentabilité du restaurant

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs restaurants de la région de Sept-Îles ferment non pas à cause du manque de clients, mais par manque de main d'œuvre. La situation pousse les proprétaires à faire preuve de créativité pour attirer de futurs employés.

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

En entrevue à Bonjour la Côte, le directeur de la Chambre de commerce de Sept-Îles, Paul Lavoie affirmait que les restaurateurs de Sept-Îles sont en déficit de deux employés par restaurant, en moyenne. Les restaurateurs eux-mêmes ne s'en cachent pas: « Ça s'est aggravé, on voit la tendance. C'est plus difficile d'année en année surtout en période d'été », soutient Claudine Sirois, directrice de la Cage aux Sports de Sept-Îles depuis huit ans.

En restauration, les tâches sont souvent exigeantes et les horaires atypiques, ce qui peut expliquer la pénurie de personnel, selon la Chambre de commerce de Sept-Îles.

C’est plus facile d'aller vendre une paire de chaussures au salaire minimum que de faire de la cuisine.

Claudine Sirois, directrice de la Cage aux Sports des Sept-Îles

Pour attirer des candidats, les propriétaires doivent souvent offrir des conditions salariales plus avantageuses qu'ailleurs. « Mon barème au niveau salarial est beaucoup plus élevé que la moyenne des autres Cages aux Sports », affirme Claudine Sirois.

Deux jeunes employés travaillentAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pour attirer des candidatures, les propriétaires doivent offrir des conditions salariales avantageuses.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Formation

Pour avoir des cuisiniers, les restaurateurs n'ont souvent pas d'autres choix que d'engager des personnes sans expérience, quitte à prendre du temps et de l'argent pour les former.

Le facteur passion, le facteur connaissance viennent en ligne de compte, dans ce type de métier.

Vincent Range, copropriétaire du Placard à Poutine

« C'est dur pour développer les entreprises, c'est dur pour assurer un service constant à la clientèle, c'est dur de parfaire les idées, parce que si on est toujours sur le plancher à la place des employés, on n'a pas le temps de faire de la gestion, de développer des idées, de créer autre chose », détaille Vincent Range, copropriétaire du Placard à Poutine, fermé par manque de personnel.

« Je parle avec des amis restaurateurs à Québec, à Montréal, un peu partout et la crise est au Québec, pas juste à Sept-Îles », conclut-il.

D'après les informations de François Robert

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