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Le projet de construction d’une route permanente dans le Grand Nord ontarien avance

La route d'hiver reliant les communautés autochtones de la côte ouest de la baie James

La route d'hiver reliant les communautés autochtones de la côte ouest de la baie James

Photo : CBC/Megan Thomas

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le grand conseil Mushkegowuk a complété ses consultations publiques en vue de la construction d'une route permanente vers la côte ouest de la baie James. L'étude de faisabilité qui sera maintenant entreprise vise à doter les communautés éloignées du Nord de l'Ontario d'une route d'accès à longueur d'année.

Un texte de Caroline Bourdua

Les communautés autochtones d’Attawapiskat, Kashechewan, Fort Albany, Moosonee et Moose Factory sont accessibles par avion seulement.

Ces communautés doivent utiliser les routes de glace en hiver pour se déplacer plus au sud.

Les experts évaluent entre 500 millions et 700 millions de dollars les coûts de construction de cette route d’accès.

L’étude d’impact comprendra :

  • le rassemblement des consultations faites dans chaque communauté
  • les données environnementales
  • le raffinement de l’estimation des coûts de construction
Le grand chef du conseil Mushkegowuk, Jonathan Solomon.
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Le grand chef du conseil Mushkegowuk, Jonathan Solomon.

Photo : CBC / Erik White

« Nous ne serons plus isolés du reste de l’Ontario. »

— Une citation de  Jonathan Solomon, grand chef du Conseil Mushkegowuk

Le chef Jonathan Solomon note que cette route d’accès va permettre de développer les industries forestière et minière.

Il espère aussi que la voie terrestre permanente permettra de diminuer le coût de la vie.

« Juste pour vous donner une idée, dit-il, un paquet de bacon coûte normalement 4 dollars à Timmins. Ici, à Kashechewan, mon épouse a payé 17 dollars. »

Les experts évaluent entre 500 millions et 700 millions de dollars les coûts de construction de la route permanente qui relierait les communautés du Grand Nord au reste de la province.
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Les experts évaluent entre 500 millions et 700 millions de dollars les coûts de construction de la route permanente qui relierait les communautés du Grand Nord au reste de la province.

Photo : conseil Mushkegowuk

Quatre options sur la table :

  • Route A - le long de la rivière Albany avec embranchement vers les communautés le long de la côte ouest de la baie James (676 km)
  • Route B - le long de la rivière Kwataboahegan avec divers embranchements (665 km)
  • Route C-1 -le long de la rivière Mattagami et le long de la rivière Moose (547 km)
  • Route C-2 - le long du corridor ferroviaire existant d’Ontario Northland jusqu’à Moosonee (555 km)

Le tracé primé est celui de la route A qui partirait de la Première Nation de Constance Lake pour ensuite rejoindre la route 11.

La route de glace le long de la Côte Ouest de la Baie James entre Moosonee et Attawapiskat
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La route de glace le long de la Côte Ouest de la Baie James entre Moosonee et Attawapiskat fait partie d'un réseau de routes d'hiver qui permet aux communautés éloignées du Nord de l'Ontario d'être connectées au réseau routier.

Photo : CBC / Erik White

Le projet est discuté au même moment ou la Première Nation de Kashechewan envisage un possible déménagement de la communauté vers des terres plus élevées afin de mettre un terme aux évacuations lors de la crue des eaux printanière.

Le chef Jonathan Solomon indique que ce dossier prioritaire devra d’abord être réglé, avant la construction d’une route permanente, mais il soutient que les deux projets sont prioritaires pour sa communauté.

« Une route permanente est tout aussi cruciale, parce que la saison des routes d’hiver est de plus en plus courte avec le réchauffement des températures », affirme le chef Solomon.

Retombées pas seulement pour le Grand Nord

Des villes comme Hearst, le long de la route 11 bénéficieraient aussi de retombées grâce à la construction d’une route permanente.

« C’est un nouveau marché qui se développe pour nos entreprises locales. »

— Une citation de  Sylvie Fontaine, directrice générale de la Corporation de développement économique de Hearst

L’industrie de la construction, les compagnies de transport et l’industrie forestière en profiteraient largement, selon la Corporation de développement économique.

« Mais aussi au niveau du développement à Hearst , selon la DG Sylvie Fontaine. Je pense ici aux services de santé parce qu’il y aurait un lien direct avec notre hôpital, sans oublier les échanges culturels que nous développons déjà avec la Première Nation de Constance Lake, dit Mme Fontaine. Ce serait intéressant de les développer (les échanges culturels) avec d’autres communautés. »

Il pourrait s’écouler environ deux ans avant de connaître les résultats de l’étude d’impact environnementale, selon le chef Solomon.

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