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Les effets secondaires de l’arrivée tardive des capelans

Du capelan sur les plages

Le capelan est arrivé plus tard à Terre-Neuve cette année, ce qui a apporté plusieurs effets secondaires, selon une chercheuse.

Photo : Twitter / Edward Jenkins

CBC
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les populations de capelan, un petit poisson crucial pour la chaîne alimentaire marine, sont arrivées en retard dans les eaux de Terre-Neuve cet été, ce qui a eu un impact considérable sur l'écosystème, selon une chercheuse manitobaine.

« [Les oiseaux] ont eu à voler une très longue distance, au-dessus de 200 kilomètres, pour attraper un seul poisson pour leurs oisillons et retourner à leur colonie. »

Cette année, les oisillons ont quitté le nid généralement plus tard, selon elle.

« Ils étaient beaucoup plus petits, ils n’avaient pas autant de masse corporelle. »

Une arrivée tardive

Gail Davoren a conduit ses études sur le capelan au nord de la baie de Bonavista, à l’est de Terre-Neuve.

Elle indique que les capelans sont seulement arrivés à la première semaine d’août, 6 semaines plus tard que la moyenne des 15 dernières années.

Des chercheurs sur l'écosystème marinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'équipe de chercheurs du Davoren Lab. Gail Davoren est la deuxième de droite.

Photo : Courtoisie/Gail Davoren

La chercheuse n’est pas certaine de la cause. Elle mentionne qu’une étude de Fran Mowbray pour Pêches et Océans Canada, conduite en mai dernier, indique que les poissons s'étaient peu développés. Elle avance l’hypothèse que la forte présence des glaces à Terre-Neuve cet été, qui a eu un impact énorme sur l’écosystème, aurait pu freiner la croissance des poissons.

Leurs habitudes de reproduction ont aussi changé. « C’est intéressant que les poissons fraient parfois sur la plage [...], parfois dans l’eau profonde. Ils alternent souvent entre ces zones », ce qui ne favorise pas les prédateurs du petit poisson. « [S’ils se reproduisent] sur la plage, ils ne sont pas aussi accessibles [aux] baleines, aux oiseaux de mer. »

Puisque des poissons comme la morue se nourrissent du capelan, l’étude de ses mouvements est très importante pour l’industrie de la pêche.

« Les capelans ont fait des choses très intéressantes. [Ils sont] très, très importants, cruciaux en fait. »

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