•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le manque d'espace dans les écoles fransaskoises au coeur des discussions à la Table des élus

Photo des élus de la Table des élus de l'Assemblée communautaire fransaskoise à Saskatoon.
Les élu(e)s font une ronde d'ouverture à l'occasion de la Table des élu(e)s de l'Assemblée communautaire fransaskoise à Saskatoon. Photo: Radio-Canada / Marc-Antoine Bélanger

Alors que le Conseil scolaire fransaskois (CSF) fait face à un manque d'espace criant dans la majorité de ses établissements scolaires depuis déjà de nombreuses années, 18 nouvelles écoles anglophones ont ouvert leurs portes le 1er septembre.

La principale raison : ces nouvelles institutions sont des écoles conjointes, des établissements créés par les divisions scolaires publique et catholique de la Saskatchewan.

Une façon de faire que déplore l'avocat représentant le Conseil des écoles fransaskoises, Roger Lepage. Selon lui, le partage d'un même espace par des élèves anglophones unilingues et des élèves francophones bilingues pourrait nuire à l'apprentissage et à la valorisation du français chez les jeunes de la province.

« Si on s'installe dans un même édifice qu'une école anglophone, nécessairement, puisque nos élèves sont bilingues, ils vont commencer à parler plus fréquemment en anglais. Pour les francophones ça cause un problème énorme », soutient-il.

L'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés garantit la création d'écoles francophones distinctes et oblige le gouvernement de la province a offrir une éducation primaire et secondaire équivalente à celle offerte dans les écoles anglophones.

« Une équivalence, précise Roger Lepage, qui se traduit en termes d'infrastructures, de programmes d'études, de financement et de transport. »

Mobilisés pour la cause

Pour remédier à la situation et faire pression auprès du gouvernement de la province, surtout en cette période de course à la direction du Parti saskatchewanais et du Nouveau Parti démocratique (NPD), le CSF demande l'appui des organismes fransaskois et de la communauté dans ses démarches politiques.

« C’est en communiquant avec l’Association des parents fransaskois (APF), avec l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) et avec les conseils d’écoles que l’on va pouvoir commencer à créer cette stratégie qui va mener vers une action pour convaincre le gouvernement que d’abord, on a besoin de ces espaces-là et aussi que l’on va y arriver », explique le président intérimaire du Conseil Scolaire fransaskois, Martin Prince.

Ce dernier n'exclut pas la possibilité d'un recours juridique, le cas échéant.

Pour l'instant, affirme-t-il, la priorité demeure la création de trois nouvelles écoles, soit une à Regina, une à Saskatoon et une aussi à Prince Albert.

Récemment, la bibliothèque de l'école primaire Monseigneur de Laval à Regina a dû être relocalisée au deuxième étage afin de convertir le local qu'elle occupait en deux salles de classe. La salle du personnel scolaire a aussi été réaménagée pour y accueillir des élèves.

Ces « miracles », comme l’explique Martin Prince, ne seront pas suffisants dans les années à venir pour répondre aux besoins des élèves qui sont de plus en plus nombreux.

Saskatchewan

Éducation