•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les éducatrices de CPE en Outaouais obtiennent un mandat de grève

Des éducatrices en assemblée

Les éducatrices de 19 CPE de l'Outaouais ont tenu une assemblée le samedi 16 septembre 2017.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les éducatrices en centre de la petite enfance de l'Outaouais affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont voté samedi à 99 % en faveur de la grève.

Ce vote en faveur d'un arrêt de travail permet au syndicat de déclencher six jours de grève à des moments jugés opportuns.

Près de 400 travailleuses de 19 CPE de la région sont sans contrat de travail depuis mars 2015, tout comme celles de plusieurs autres régions du Québec.

Un point crucial pour elles, ce sont les salaires. Elles ne sont pas satisfaites des conditions offertes par le gouvernement du Québec.

Mme Beauchamp en entrevueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mélanie Beauchamp, présidente du Syndicat des travailleuses en CPE de l'Outaouais

Photo : Radio-Canada

« Ce que, dans le fond, ils nous proposent, c'est une diminution de notre salaire. Le coût de la vie augmente, mais pas notre salaire », a déploré Mélanie Beauchamp, présidente du Syndicat des travailleuses en CPE de l'Outaouais.

Ça fait quand même un bout de temps qu'on n'a pas eu une augmentation. On est des professionnelles, on n'est pas des gardiennes, c'est important qu'on reconnaisse ça.

Nathalie Nadon, éducatrice au CPE La Ciboulette

Avec les compressions gouvernementales, les éducatrices craignent aussi que le ratio d'enfants par éducatrice soit augmenté, ce qui pourrait nuire à la qualité des services.

« Ce sont nos enfants, c'est l'avenir de la société québécoise. Il faut donner de l'oxygène et il faut donner les moyens à ces personnes-là qui travaillent là-dedans pour faire un travail de qualité », a plaidé Christian Meilleur, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux.

Selon la vice-présidente aux négociations du syndicat, Najoua Zitouni, ce vote massif est un message clair envoyé au gouvernement.

« Ça fait quand même un an et demi qu'on est à la table de négociation et ça n'avance pas. Le gouvernement offre juste des reculs dans les conditions », a critiqué Mme Zitouni.

Des conséquences sur les parents

Selon M. Meilleur, un mécanisme sera mis en place pour que les parents soient mis à l'avance au courant des jours de grève. Mais ces derniers ne pourront pas être totalement épargnés.

« C'est dommage, il y a des parents qui vont en subir les conséquences, mais on n'a pas le choix, parce qu'il faut travailler pour le futur du réseau de la petite enfance », a estimé Michel Quijada, responsable syndical régional à la CSN.

Reste maintenant à déterminer quand et comment les six jours de grève seront choisis.

Avec les informations de Godefroy Macaire Chabi

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ottawa-Gatineau

Éducation