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Peut-on mourir de façon écologique?

Un cercueil biodégradable

Un cercueil biodégradable fait par une entreprise de Fredericton, Fiddlehead Caskets.

Photo : Courtoisie

Radio-Canada

Très peu de cimetières écologiques existent au Canada, encore moins dans les provinces de l'Atlantique. Plusieurs choix d'enterrement à moindre impact sont pourtant disponibles pour ceux qui veulent porter leurs valeurs jusqu'à la tombe.

Au Canada, les cimetières consacrés aux enterrements écologiques sont très rares, existant surtout au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique.

Des sites d'enterrement écologiques sont disponibles dans des cimetières déjà existants dans une section séparée. D’autres sont établis dans un espace vert, où on peut être enterré au pied d’un arbre. L’incinération est utilisée dans plusieurs des cas.

Enterrement biodégradable : un choix surtout personnel

Puisque le cimetière vert est encore rare, des options d’enterrement biodégradable existent, comme un cercueil en paille.

Fondatrice de l’organisme Bien vivre et mourir, Denise LeBlanc a parlé des alternatives samedi, au centre culturel de Bouctouche au Nouveau-Brunswick.

Selon elle, c’est beaucoup plus simple que l’on pense. « C’est [de choisir] comment on veut que notre corps soit enterré, les funérailles. On peut s’informer pour faire des choix qui représentent nos valeurs », dit-elle au micro de l’émission Tout un samedi d’ICI Acadie.

Denise LeBlanc dans un cercueil en boisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Denise LeBlanc a tenu une conférence à Bouctouche samedi pour présenter les différents choix d'enterrement écologiques. Ici, elle pose dans un cercueil biodégradable fait par une entreprise de Fredericton.

Photo : Radio-Canada / Tout un samedi

Plusieurs critères caractérisent un enterrement biodégradable, notamment l’empreinte biologique à long terme. Mme LeBlanc ajoute que l’embaumement est déconseillé, puisque les substances utilisées dans la préservation sont toxiques.

C’est pourtant peu publicisé, puisque la demande est rare, dit-elle.

Il n’y a rien qui nous empêche de les choisir. Ces options existent, il faut les demander parce que ce n’est pas un choix qui est beaucoup demandé. Souvent, les salons funéraires auxquels j’ai parlé ont cette option-là.

Denise LeBlanc, de l'organisme Bien vivre et mourir

Elle ajoute aussi que le choix d’une option d’enterrement écologique doit se faire bien avant la mort.

« La mort, on a souvent peur [de la planifier], on ne veut même pas en parler. La mort c’est un événement sacré. C’est tous les salons qui ont les mêmes choix, mais faut préparer d’avance. »

Pour elle, c’est une excellente façon de continuer de suivre ses valeurs, même après la vie. « [De savoir] qu’on va mourir comme on a vécu, ça peut apporter une paix. »

En complément :

ICI Première | Tout un samedi
Mourir de façon écologique

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Nouveau-Brunswick

Protection des écosystèmes